La marque Puch, reconnue pour son ingéniosité technique, a marqué l'histoire de la moto avec ses modèles 250 cm3. L'histoire de ces machines remonte à 1923, lorsque la firme s'attache les services de l'ingénieur italien Marcellino. Ses premières réalisations se distinguent par des moteurs de 250 cm3 équipés d'un double piston monté sur une bielle en fourche.
Les Premières Innovations et la Compétitivité du Deux Temps
La Puch 250 TF, développant 12 chevaux, se plaçait à égalité avec la référence de l'époque, la BMW R25. Cette performance démontrait que la technologie du deux temps pouvait rivaliser avec un quatre temps culbuté. L'ingéniosité autrichienne ne s'arrêtait pas là : avec la TFS, un modèle sportif développant 16 chevaux, Puch prouva même qu'un deux temps pouvait surpasser un quatre temps.
Côté partie cycle, la 250 TF était également très évoluée, équipée d'une fourche télescopique et d'une suspension arrière coulissante. Son système de graissage séparé, résolument moderne, ne diffère guère des systèmes actuels et témoigne de l'avant-gardisme des techniciens autrichiens.

La Renaissance d'Après-Guerre : La 250 TF et la Sportive TFS
Après-guerre, la TF, première 250 Puch sportive, apparut fin 1948 avec un moteur à double piston entièrement redessiné. Une nouvelle partie cycle fut introduite en 1951. Cette TF a utilisé des moteurs à deux carburateurs (développés depuis 1946) ainsi que ceux à simple carburateur.
Le succès colossal de la TF se traduisit par une production d'environ 60 000 exemplaires entre 1948 et 1954. Sa version sportive, la TFS, fut beaucoup plus confidentielle.
Performances et Victoires de la TFS
Détail fascinant qui souligne le niveau de mise au point de ce moteur deux temps à double piston et valide son concept, la TFS délivrait une impressionnante puissance de 15 chevaux, que ce soit avec ou sans silencieux. Son plus grand succès fut sa victoire au 24 Heures du Bol d’Or 1951 en catégorie 250, pilotée par le pilote d'usine Weingartmann. Il réalisa une nouvelle moyenne record avec 492 tours (2 058 km) à 85,7 km/h, se classant deuxième au général derrière la Norton 500 de Lefevre.
En 1951, la TFS obtint encore plus de succès : une équipe franco-autrichienne composée de Georges et Pierre Monneret, Robert Moury et Hans Weingartmann établit dix nouveaux records du monde sur différentes distances et durées, à des vitesses moyennes allant de 117,6 à 130,3 km/h.

Caractéristiques Techniques Détaillées
Le moteur de la Puch 250 se caractérise par sa technologie 2 temps refroidi par air à double piston et chambre de combustion unique. La cylindrée est de 248 cm3 (alésage x course : 45 x 78 mm), développant 15 chevaux à 5 000 tr/min.
Systèmes et Composants Innovants
- Allumage : Double allumage batterie/bobines avec 2 bougies de 14 mm de diamètre.
- Carburateurs : 2 carburateurs SUM de Ø 24 mm (ou 24 et 27 mm pour privilégier les accélérations en courses courtes).
- Graissage : Système de graissage séparé.
- Transmission : Bloc moteur-boîte à 4 rapports.
- Cadre : Simple berceau dédoublé.
- Suspensions : Avant télescopique, arrière coulissante (sur les modèles TF).
Le système de graissage séparé, avec un réservoir d'huile dédié, était une caractéristique notable, assurant une lubrification optimale du moteur. Le débit de la pompe à huile était souvent lié à l'accélérateur, une avancée technique pour l'époque.

Évolution des Parties Cycles et Modèles
Après des années glorieuses, la firme Steyr-Daimler-Puch a connu un déclin à partir des années 1960. Cependant, la technique du moteur deux temps à double piston est restée une constante de la marque depuis 1935.
Différents Modèles et leurs Spécificités
- Avant 1939 : Les deux pistons sont montés sur une bielle unique en forme de lyre, le tout disposé transversalement.
- Fin des années quarante : Les pistons sont disposés longitudinalement, avec une bielle maîtresse à l'avant et une biellette plus courte à l'arrière. Cette technique est également employée sur les 125, 150 et 175 cm3.
- 250 TF (1949) : Châssis tubulaire, suspension arrière coulissante, roues de 19 pouces.
- Modèles 125, 150, 175 cm3 (dès 1951) : Partie cycle avec cadre-coque en tôle emboutie à suspension arrière oscillante.
- 250 (dès 1953) : Bénéficie d'un cadre-coque similaire.
- Restylage de 1967 : Modèle ultime réalisé par le designer Louis Lepoix.
Certains modèles, comme la Puch 250 SGS, sont très recherchés par les collectionneurs, bien que leur rareté et leur coût puissent être des obstacles à l'acquisition.
L'histoire des motos HONDA
L'Expérience des Collectionneurs et la Restauration
Le monde des deux roues de collection suscite aujourd'hui une passion intense, transformant ces motos en véritables pièces de collection dont la valeur peut atteindre des sommets. Les passionnés partagent leurs expériences de restauration, soulignant l'ingéniosité et la fiabilité de ces machines.
Des détails comme la gestion du graissage séparé, le remplacement de pièces d'usure (freins, câbles, gaines), ou encore la recherche de pièces d'origine (comme le feu arrière) font partie intégrante du processus de restauration. La fiabilité des moteurs Puch, même après des décennies de remisage, est souvent mise en avant.
La comparaison des caractéristiques techniques, comme la puissance du moteur, le mode de transmission, les dimensions et les performances, permet de mieux appréhender la diversité et l'évolution des modèles Puch 250.