La Kawasaki GPZ 550, bien que parfois confondue avec d'autres modèles de la série GPZ, représente une étape importante dans l'évolution des motos de moyenne cylindrée chez Kawasaki. Ce modèle, apparu dans les années 80, a marqué son époque par ses innovations techniques et son design sportif.
L'Héritage de la GPZ 550
Le moteur de la GPZ 600 R, bien qu'il soit basé sur celui de la GPZ 550, a connu des améliorations significatives. Il est passé à 592 cm³ et a adopté un système de refroidissement par eau, une nouveauté pour l'époque. La culasse a été redessinée pour accueillir deux arbres à cames en tête et seize soupapes, améliorant ainsi l'efficacité du moteur. L'alimentation était assurée par quatre carburateurs Keihin de 32 mm, et la chaîne de distribution était positionnée au centre du bloc moteur.
Avec une puissance maximale de 75 chevaux à 10 500 tr/min, la GPZ 600 R se positionnait comme la plus puissante de sa catégorie à sa sortie. Son cadre était constitué de tubes d'acier à section rectangulaire, et la fourche avant était équipée du système AVDS (Anti-Dive Variable Damping System), un système antiplongée réglable en trois positions. La roue avant était de 16 pouces avec une largeur de 110 mm. Les freins, à simple piston, étaient identiques à ceux de la GPZ 900 R. Le bras oscillant, de type Uni-Trak en aluminium, disposait d'un système hydraulique réglable en quatre positions.
Comparée à son aînée, la GPZ 900 R, la GPZ 600 R se distinguait par une conception plus moderne, adoptant un carénage intégral en ABS intégrant un phare profilé.

La Kawasaki Zéphyr 550 : Un Retour aux Sources
Parallèlement, la Kawasaki 550 Zéphyr, apparue au début des années 90, a marqué un retour à la mode des "roadsters revival". Conçue pour une clientèle citadine soucieuse de son image, elle offrait un look rétro associé à des éléments de qualité.
Design et Finition
La Zéphyr 550 arbore un moteur aux ailettes argentées et un silencieux quatre en un entièrement chromé, témoignant de son raffinement esthétique. La partie-cycle, fine et classique, était équipée de solutions techniques avancées pour l'époque. Le réglage de tension de chaîne bénéficiait d'excentriques, et le freinage était assuré par un double disque de 300 mm, commandé par des leviers réglables, une caractéristique souvent réservée aux motos de plus grosse cylindrée.
Suspensions et Freinage
Les suspensions comprenaient une fourche téléhydraulique de 39 mm de diamètre et des combinés amortisseurs arrière de qualité, réglables dans toutes les directions. Ces suspensions arrière performantes pouvaient cependant mettre en défaut la progressivité de la fourche en conduite sportive, bien que le train avant reste sain. Le freinage, bien que confié à un double disque, pouvait se montrer légèrement dépassé par les performances de la moto en cas de conduite très engagée.

Ergonomie et Performances
La Zéphyr 550 se distingue par sa selle basse, la rendant accessible aux plus petits gabarits. Pour les pilotes plus grands, l'ergonomie pouvait être moins adaptée, avec les pieds traînant en arrière et les genoux exagérément repliés. En ville, sa maniabilité permettait de se faufiler aisément. Son moteur quatre cylindres à huit soupapes, bien que linéaire, manquait de vivacité à bas régime, délivrant ses 50 chevaux de manière plus performante au-delà de 6 000 tr/min. La transmission, jugée un peu longue, limitait l'accélération des 200 kg de la moto. Malgré cela, elle atteignait une vitesse de pointe de 171 km/h et couvrait le 400 mètres départ arrêté en 13 secondes.
L'absence de protection aérodynamique sur la Zéphyr 550 se faisait sentir rapidement à haute vitesse, rappelant son caractère de roadster pur.

La Kawasaki GPZ 500 : Polyvalence et Accessibilité
La Kawasaki GPZ 500, produite à partir de 1986, se positionne comme un compromis entre le roadster et la sportive. Avec son bicylindre en ligne quatre-temps de 498 cm³, elle offrait l'une des meilleures puissances de la catégorie des moyennes cylindrées tout en restant accessible aux débutants.
Évolutions et Améliorations
Au fil des années, la GPZ 500 a connu des évolutions. Initialement dépourvue de sabot et équipée d'un seul disque de frein, elle a vu ces éléments devenir standards dès 1988. En 1994, des modifications importantes ont été apportées : le frein à tambour arrière a été remplacé par un disque, les roues sont passées à 17 pouces et l'habillage a été revu. Les modifications ultérieures se sont limitées aux coloris.
Partie-Cycle et Conduite
La GPZ 500 se caractérise par une position de conduite légèrement en appui sur les demi-guidons, offrant un confort appréciable pour les longs trajets. La tête de fourche pouvait vibrer à haut régime, constituant l'un de ses rares défauts. Sa partie-cycle agile et légère offrait une tenue de route saine et une bonne vivacité, idéale pour s'amuser dans les virages.
Moteur et Performances
Son moteur bicylindre, typiquement Kawasaki, était réputé pour son caractère rageur et sa performance dans les tours, bien qu'il puisse manquer de souplesse à bas régime. Ce moteur, dérivé des premières Z 500, puis des GPZ 550 et ZX 550, a été conçu après celui de la Zéphyr 750, lui-même issu de la Z 650. La relative faiblesse du freinage, un peu dépassé par les performances de la moto, était le principal point faible de cette petite sportive.
La route des grandes Alpes en 500 GPZ
Fiabilité et Entretien
La Kawasaki 550 Zéphyr est considérée comme une moto fiable, ne souffrant d'aucun défaut majeur. Il est cependant recommandé de s'assurer que les révisions et l'entretien ont été effectués correctement. Il convient de vérifier l'absence de patinage de l'embrayage, le bon fonctionnement du faisceau électrique et l'état de la ligne d'échappement, sujette à la corrosion.
La Kawasaki GPZ 550, dans ses différentes déclinaisons et évolutions, a su marquer son segment par ses performances, son design et sa fiabilité, offrant des options attractives sur le marché de l'occasion.