L'histoire du motocross belge et l'ascension des frères Coenen

Les jumeaux belges Lucas et Sacha Coenen, pilotes KTM, rêvent de s’imposer le même week-end, le premier en MXGP, le second en MX2. Pourquoi pas à Ernée ce dimanche ? C’est une histoire belge qui ne fait pas vraiment rire les autres nations du motocross. Pour sa première saison en MXGP, Lucas Coenen (KTM) crève l’écran. Dauphin du Français Romain Febvre (Kawasaki) au classement général avant l’étape d’Ernée, le rookie bruxellois a déjà remporté deux Grands Prix dans la catégorie la plus prestigieuse, en Suisse le 21 avril, puis au Portugal le 4 mai.

Photo des frères Lucas et Sacha Coenen sur leurs motos de motocross

Les débuts et la progression des frères Coenen

Lucas Coenen, né le 9 novembre 2006 à Overijse, est un pilote belge de motocross. Coenen a fait ses débuts en Championnat d'Europe de motocross en 2016, en catégorie 65 cm³, où il a marqué un point dès la première course. Il est revenu dans cette catégorie la saison suivante, terminant sixième lors d'une course, ce qui lui a valu la treizième place au classement général.

En 2019, Coenen et son frère ont progressé en catégorie 85 cm³. Pour le Championnat d'Europe de motocross 2021, Lucas Coenen a fait son passage à temps plein dans la catégorie EMX125 après avoir été signé par BUD Racing Kawasaki. Malgré son jeune âge, Coenen a pu s'adapter rapidement à la catégorie. Dès la troisième manche, il a pu terminer sur le podium pour la première fois, répétant cela lors de la manche suivante en France. Il a ensuite remporté deux des trois dernières manches de la saison et a finalement terminé troisième du championnat.

En 2020, Lucas et Sacha militaient en championnat de France 125 cc pour l'un, 85 cc pour l'autre. En 2021, les voilà en championnat d'Europe 125 cc (EMX125) avec quatre victoires à la clé et la 2e place du championnat pour Lucas en fin de saison. Et en 2022, ils passent en 250 cc (EMX250) avec une nouvelle grosse fin de saison.

Passés d’inconnus dans le plus petit des championnats d’Europe à pilotes officiels en championnat du monde chez KTM et Husqvarna cette année, Lucas et Sacha Coenen jouent déjà les premiers rôles dans les épreuves internationales de début de saison. Le week-end dernier, face à la majorité des pilotes qui disputeront le championnat du monde MX2 (à l’exception de Jago Geerts), Lucas Coenen a remporté l’épreuve internationale d’Arco-di-Trento et son frère Sacha est monté sur la troisième marche du podium. Aussi performants aussi rapidement, c’est plutôt inattendu.

Pourtant ces jumeaux qui… ne se ressemblent pas (Sacha est plus petit que Lucas et pèse 14 kg de moins !), n'ont pas débuté la saison côte à côte, en Argentine, mi-mars puisque Sacha s'était blessé peu avant à l’épaule en championnat de France Elite MX2, étant obligé de passer sur le billard. Il n'a donc pas fait le déplacement en Amérique du Sud, ne débutant finalement sa saison qu’au 5e GP, au Portugal, fin avril. Lucas a donc pris son envol (au propre comme au figuré) seul pour de nouvelles aventures qu'il appréhendait sereinement toutefois.

Le fait de voyager, de rouler etc. entre jumeaux, apporte visiblement un plus aux frangins originaires d'Overijse, d'un papa néerlandophone et d'une maman francophone, se partagent de longue date entre la Belgique et la France (Hossegor, dans le Sud-Ouest). "Pour nous, cette compagnie est naturelle puisqu'elle a toujours existé. On a toujours tout fait ensemble. S'entraîner en duo est clairement un avantage, par exemple : on peut discuter des trajectoires, comparer nos traces, "nettoyer" plus vite un tracé (via des passages répétés) et tout cela aide forcément à s'améliorer. De même s'entraîner physiquement à deux, c'est mieux. Car c'est un sport vraiment très physique. Les manches peuvent parfois paraître très longues ! C'est là que le travail physique fait pendant l'hiver (avec papa) paie."

Graphique montrant la progression des frères Coenen dans les différentes catégories de motocross

L'ascension en Championnat du Monde

En 2023, Coenen signe avec l'équipe Nestaan Husqvarna Factory Racing pour la saison du Championnat du monde de motocross FIM dans la catégorie MX2. Il a eu un impact immédiat sur la catégorie, enregistrant plusieurs top dix lors des premières manches. Au septième tour, il a pu remporter sa première victoire en championnat du monde au Grand Prix de France. Trois manches plus tard, en Indonésie, il remporte les deux courses pour remporter sa première victoire au classement général en Grand Prix. Deux autres podiums au classement général ont suivi, dont une victoire aux Pays-Bas et, bien qu'il n'ait pris le départ d'aucune des deux courses en Suède, il a terminé cinquième au classement final lors de sa première saison.

"Le passage en MX2 peut sembler précoce à certains, mais il nous semblait évident et normal," dit Lucas. "On a bien roulé en championnat d'Europe l'an dernier, certes Sacha a eu quelques petits soucis, des problèmes mécaniques et un peu de malchance, mais la vitesse est là pour nous deux car il roule aussi vite que moi. On pense être à notre place sur cette grille, on a très fort travaillé l'hiver dernier et ça continue, bien sûr."

Lucas Coenen a dû faire face à des changements majeurs depuis ses débuts en MX2. "La moto, bien sûr. Je dispose de moteurs et pièces d'usine Husqvarna. C'est le niveau mondial, donc le team est hyperprofessionnel. Mais je m'y sens à l'aise. Le but est évidemment de convaincre pour rester en Mondial le plus longtemps possible. Je n'avais donc évidemment jamais pris un vol aussi long que pour rallier Buenos Aires et la première course MX2, par exemple. Avant de décoller, j'avais d'ailleurs pris quelques conseils de personnes ayant déjà fait de tels voyages, se souvient-il, histoire de vivre au mieux cette nouvelle expérience. Outre l'Argentine, la saison nous permet de découvrir beaucoup d'autres pays cette saison, leur culture, leur gastronomie, etc. C'est chouette."

En 2024, il se bat pour le titre MX2 tout au long de la saison avec son coéquipier Kay de Wolf. Les pilotes d'usine Husqvarna ont dominé la saison, Coenen remportant neuf victoires en Grand Prix, soit deux de plus que de Wolf. Cependant, grâce à une plus grande régularité de de Wolf, Coenen a terminé deuxième de la catégorie avec vingt points d'avance.

Le 24 mai 2024, arrivés en forme à Ernée pour le Grand Prix de France de motocross, les jumeaux belges Lucas et Sacha Coenen (KTM) ont confirmé lors des essais et des qualifications. L’un a crevé l’écran en MXGP, l’autre est en embuscade en MX2.

Le motocross belge : histoire et champions

Le motocross est aussi un sport 100% belge. Dans les années 1920, un certain nombre de coureurs anglais ont commencé à expérimenter avec leurs motos. À cette époque, il n’y avait aucun autre circuit sur le continent britannique à l’exception du site Brooklands (Surrey). La loi britannique interdisait également les courses sur les voies publiques. C’est pourquoi l’ACU, l’association britannique du sport moto, avait choisi d’organiser son TT sur l’île de Man à partir de 1907. Mais certains coureurs ont donc commencé à organiser eux-mêmes des courses de tout-terrain. Cela s’est traduit par des courses de régularité (le prédécesseur de l’enduro actuel) et des « scrambles ». Ces scrambles étaient en fait des courses de motocross individuelles. Les motos n’étaient encore des motos de route adaptées. Ensuite, des courses de tout-terrain ont également été organisées aux Pays-Bas.

Au début des années 1930, la Belgique était l’un des principaux pays en course sur route. Des marques comme Saroléa et FN étaient les leaders au Championnat d’Europe. Non seulement ils y avaient des courses, mais aussi des records de vitesse étaient battus. Ces organisation se faisaient sur les routes, plus précisément sur la route entre Malines et Heist-Op-Den-Berg à Bonheiden. Néanmoins, un certain nombre de pilotes belges se sont dirigés vers le tout-terrain. L’un d’eux était, Jacques Ickx de Louvain. Ickx était membre de la « Motor Union Louvaniste » et a suscité l’intérêt des autres membres du club pour une balade tout-terrain. Au début, la FMB ne voulait pas en savoir, mais Ickx a réussi à convaincre la fédération.

Le 11 mars 1934, le « Motocross Brabançonne » fut organisé pour la première fois aux ‘Zoete Water’ à Oud-Heverlee. C’était une « course de vitesse sur tout terrain ». Bien que cette course ait été appelée « motocross », les coureurs ont continué à prendre le départ individuellement. Néanmoins, nous pouvons considérer le 11 mars 1934 comme l’anniversaire du motocross. Pour la première fois dans l’histoire, le nom de motocross a été utilisé. Il vient probablement de « cross-country », le nom français et anglais.

Plus tard cette année-là, les courses sur route ont été victime d’un accident grave. Erick Haps et Leopold Demeuter ont été tués suite à un accident lors du Grand Prix d’Allemagne le 1er juillet 1934. Ils étaient tous deux coureurs d’usine de FN. Ce fut probablement un point charnière dans l’histoire du sport moto belge. Après tout, le centre de gravité a ensuite été déplacé vers le motocross.

Ce n’est qu’en 1939 que les pilotes ont pris le départ en motocross en même temps. C’était aussi une évolution belge. Cette année a également vu le premier championnat de motocross FMB, remporté par Jacques Ickx, lui-même. Jacques Ickx était également actif en tant que journaliste. En 1939, il dictait par téléphone le rapport du « GP d’Anvers ». Si le nom Ickx vous dit quelque chose; Jacques était en effet le père de Jacky.

Le motocross se répandra rapidement dans le Brabant et plus tard dans le monde entier dans les années à venir.

Carte de la Belgique mettant en évidence les lieux historiques du motocross

Les figures marquantes du motocross belge

Le titre de champion du Monde de motocross de René Baeten, en 1958, met fin à une période faste pour les pilotes belges. Le « Grand Prix des Nations » de 1959 attire la grande foule sur le circuit de la citadelle « la plus nombreuse, sans doute qu’on n’ait jamais vue à un motocross » selon les témoignages de l’époque. La victoire revient à l’Anglais Don Rickman devant la Suède qui classe Ove Lundell, Sten Lundin et Bill Nilsson aux deuxième, troisième et quatrième place. Leurs machines, plus légères de près de 45 kilos par rapport au matériel belge, leur offre une supériorité redoutable.

Avec leur moto Husqvarna, Lito et Monark, les pilotes suédois dominent les Grands Prix de la Citadelle de 1959 à 1963. Leur machine allie la légèreté et la résistance du savoir faire métallurgique suédois avec une motorisation « quatre temps » révolutionnaire.

En 1962, le règlement est modifié par la Fédération Internationale de Motocyclisme. La course se déroule désormais en deux manches (de quarante de minutes) qui attribuent des points aux pilotes les mieux classés. Le titre est attribué par addition des points en tenant compte des temps en cas d’égalité. Les connaisseurs attendent logiquement une victoire suédoise mais c’est un pilote anglais peu connu, John Burton, qui surprend tous les concurrents. Le favori, Rolf Tibblin, échoue dans ses échappements mais remporte le championnat du monde.

Le début des années 1960 voit l’hégémonie suédoise concurrencée par les machines anglaises de marque BSA équipées de moteurs à quatre temps. Dans les mains du pilote chevronné, Jeff Smith, déjà vainqueur avec l’équipe d’Angleterre du Grand Prix des Nations à la citadelle en 1956, cette moto fait des merveilles en 1964 et 1965.

Le 30 août 1965, le Moto cross des Nations est, une nouvelle fois, organisé sur le mythique circuit de la citadelle. L’équipe britannique, menée par Smith, et sa rivale suédoise, conduite par Tibblin, font figure de grandissimes favoris. Les Belges sont emmenés par Joël Robert qui a conquis, en 1964, sa première couronne de champion du monde des quarts de litre, à 20 ans. Le public namurois encourage follement le jeune Wallon qui remporte les deux manches de la course. Joel Robert est donc vainqueur individuel du Grand Prix, mais, au classement des Nations, c’est encore l’Angleterre qui s’impose grâce aux accessits remportés par Smith, Eastwood, Rickman et Lampkin.

La fin des années 1960 prolonge le match qui opposent les pilotes britanniques à leurs adversaires suédois tout comme les moteurs « deux temps » des Husqvarna rivalisent avec la motorisation « quatre temps » des BSA. Sur le circuit tortueux et accidenté de la Citadelle, les deuxièmes prennent d’abord le dessus avec les victoires de Jeff Smith et Arthur Lampkin en 1965 et 1966. Dans ce match Angleterre - Suède, pour la première fois dans l’histoire du motocross international, un Germanique se distingue. Paul Friedrichs, « le playboy d’Allemagne de l’Est », excelle au pilotage d’une machine d’origine tchèque, la CZ. Il devient le premier pilote à remporter la couronne mondiale à trois reprises mais il ne parvient à gagner au Grand Prix de Belgique qu’en 1967. Cette année-là, les Belges lui offrent une résistance féroce. Jef Teuwissen remporte la première manche mais perd sa selle dans la seconde.

Le Grand Prix qui se dispute à la citadelle le 4 août 1968 est suivi par une foule moins nombreuse à cause de la concurrence d’autres manifestations sportives. Il est, cependant, le théâtre d’un duel acharné entre la BSA quatre temps de John Banks et la HVA 420 deux temps de Bengt Aberg. Les deux pilotes finissent à égalité de point et c’est le chrono qui offre la victoire au Suédois.

Né à Neerpelt le 2 août 1962, Eric Geboers est le frère cadet de la "dynastie des frères Geboers", tous pilotes de motocross, notamment l'aîné, Sylvain, vice-champion du monde 250 cc en 1969. Précoce, il se fait un nom en remportant son premier Grand Prix, le GP de France 125 cc, en avril 1980. À 17 ans et 8 mois, il est alors le plus jeune vainqueur d'une manche du championnat du monde de motocross. Ce sera loin d’être le seul fait d’armes de celui que l’on surnommait “Le Kid”. Deux ans après son premier GP, Geboers décroche son premier titre mondial en 125 cc sur Suzuki, titre qu'il conserve l'année suivante. En 1987, le pilote désormais aux commandes d’une Honda ajoute une troisième couronne à son palmarès en 250 cc avant, l’année suivante, de réaliser un incroyable exploit dans la catégorie reine du motocross.

En 1988, Geboers, toujours au guidon de sa Honda, se mesure à des pointures comme Kurt Nicoll et Dave Thorpe en 500 cc. En mai et juin, il remporte six séries d'affilée et contrôle le reste de la campagne grâce à sa régularité. C'est seulement au début du mois d'août, sur les hauteurs de la célèbre Citadelle de Namur, qu'il parvient à décrocher le titre mondial. Il y tombe dans les bras de ses supporters qui lui font une grande fête. Il faut dire que la performance est historique : en étant titré en 500 cc, Geboers devient le premier pilote de motocross à être sacré champion du monde dans les trois catégories de cylindrées. Un exploit qui lui vaudra un nouveau surnom, celui de "Mister 875" (la somme de 125, 250 et 500). Élu sportif de l’année quelques mois plus tard, le Limbourgeois mettra un terme à sa carrière à l'âge de 28 ans, en pleine gloire, après avoir conquis son cinquième titre mondial en 1990, une nouvelle fois à Namur.

Après sa carrière, celui qui a aussi remporté trois fois de suite le célèbre Enduro du Touquet en 1988, 1989 et 1990 a notamment été team manager de l'équipe Suzuki de son frère Sylvain, où il a eu comme pilotes Clément Desalle et Kevin Strijbos. Il connaîtra une fin tragique en 2018, se noyant alors qu’il tentait de secourir son chien. Il avait 55 ans.

En ce qui concerne la dénomination… Dans les années 1920, un certain nombre de coureurs anglais ont commencé à expérimenter avec leurs motos. À cette époque, il n’y avait aucun autre circuit sur le continent britannique à l’exception du site Brooklands (Surrey). La loi britannique interdisait également les courses sur les voies publiques. C’est pourquoi l’ACU, l’association britannique du sport moto, avait choisi d’organiser son TT sur l’île de Man à partir de 1907. Mais certains coureurs ont donc commencé à organiser eux-mêmes des courses de tout-terrain. Cela s’est traduit par des courses de régularité (le prédécesseur de l’enduro actuel) et des « scrambles ».

Ces scrambles étaient en fait des courses de motocross individuelles. Les motos n’étaient encore des motos de route adaptées. Ensuite, des courses de tout-terrain ont également été organisées aux Pays-Bas.

Au début des années 1930, la Belgique était l’un des principaux pays en course sur route. Des marques comme Saroléa et FN étaient les leaders au Championnat d’Europe. Non seulement ils y avaient des courses, mais aussi des records de vitesse étaient battus. Ces organisation se faisaient sur les routes, plus précisément sur la route entre Malines et Heist-Op-Den-Berg à Bonheiden.

Néanmoins, un certain nombre de pilotes belges se sont dirigés vers le tout-terrain. L’un d’eux était, Jacques Ickx de Louvain. Ickx était membre de la « Motor Union Louvaniste » (Louvain était encore largement francophone à l’époque) et a suscité l’intérêt des autres membres du club pour une balade tout-terrain. Au début, la FMB ne voulait pas en savoir, mais Ickx a réussi à convaincre la fédération.

Le 11 mars 1934, le « Motocross Brabançonne » fut organisé pour la première fois aux ‘Zoete Water’ à Oud-Heverlee. C’était une « course de vitesse sur tout terrain ». Bien que cette course ait été appelée « motocross », les coureurs ont continué à prendre le départ individuellement. Néanmoins, nous pouvons considérer le 11 mars 1934 comme l’anniversaire du motocross. Pour la première fois dans l’histoire, le nom de motocross a été utilisé. Il vient probablement de « cross-country », le nom français et anglais.

Plus tard cette année-là, les courses sur route ont été victime d’un accident grave. Erick Haps et Leopold Demeuter ont été tués suite à un accident lors du Grand Prix d’Allemagne le 1er juillet 1934. Ils étaient tous deux coureurs d’usine de FN. Ce fut probablement un point charnière dans l’histoire du sport moto belge. Après tout, le centre de gravité a ensuite été déplacé vers le motocross.

Ce n’est qu’en 1939 que les pilotes ont pris le départ en motocross en même temps. C’était aussi une évolution belge. Cette année a également vu le premier championnat de motocross FMB, remporté par Jacques Ickx, lui-même. Jacques Ickx était également actif en tant que journaliste. En 1939, il dictait par téléphone le rapport du « GP d’Anvers ».

Si le nom Ickx vous dit quelque chose; Jacques était en effet le père de Jacky.

Le motocross se répandra rapidement dans le Brabant et plus tard dans le monde entier dans les années à venir.

Le motocross est aussi un sport 100% belge. Quoi qu’il en soit, en ce qui concerne la dénomination… Dans les années 1920, un certain nombre de coureurs anglais ont commencé à expérimenter avec leurs motos. À cette époque, il n’y avait aucun autre circuit sur le continent britannique à l’exception du site Brooklands (Surrey). La loi britannique interdisait également les courses sur les voies publiques. C’est pourquoi l’ACU, l’association britannique du sport moto, avait choisi d’organiser son TT sur l’île de Man à partir de 1907. Mais certains coureurs ont donc commencé à organiser eux-mêmes des courses de tout-terrain. Cela s’est traduit par des courses de régularité (le prédécesseur de l’enduro actuel) et des « scrambles ».

Ces scrambles étaient en fait des courses de motocross individuelles. Les motos n’étaient encore des motos de route adaptées. Ensuite, des courses de tout-terrain ont également été organisées aux Pays-Bas.

Au début des années 1930, la Belgique était l’un des principaux pays en course sur route. Des marques comme Saroléa et FN étaient les leaders au Championnat d’Europe. Non seulement ils y avaient des courses, mais aussi des records de vitesse étaient battus. Ces organisation se faisaient sur les routes, plus précisément sur la route entre Malines et Heist-Op-Den-Berg à Bonheiden.

Néanmoins, un certain nombre de pilotes belges se sont dirigés vers le tout-terrain. L’un d’eux était, Jacques Ickx de Louvain. Ickx était membre de la « Motor Union Louvaniste » (Louvain était encore largement francophone à l’époque) et a suscité l’intérêt des autres membres du club pour une balade tout-terrain. Au début, la FMB ne voulait pas en savoir, mais Ickx a réussi à convaincre la fédération.

Le 11 mars 1934, le « Motocross Brabançonne » fut organisé pour la première fois aux ‘Zoete Water’ à Oud-Heverlee. C’était une « course de vitesse sur tout terrain ». Bien que cette course ait été appelée « motocross », les coureurs ont continué à prendre le départ individuellement. Néanmoins, nous pouvons considérer le 11 mars 1934 comme l’anniversaire du motocross. Pour la première fois dans l’histoire, le nom de motocross a été utilisé. Il vient probablement de « cross-country », le nom français et anglais.

Plus tard cette année-là, les courses sur route ont été victime d’un accident grave. Erick Haps et Leopold Demeuter ont été tués suite à un accident lors du Grand Prix d’Allemagne le 1er juillet 1934. Ils étaient tous deux coureurs d’usine de FN. Ce fut probablement un point charnière dans l’histoire du sport moto belge. Après tout, le centre de gravité a ensuite été déplacé vers le motocross.

Ce n’est qu’en 1939 que les pilotes ont pris le départ en motocross en même temps. C’était aussi une évolution belge. Cette année a également vu le premier championnat de motocross FMB, remporté par Jacques Ickx, lui-même. Jacques Ickx était également actif en tant que journaliste. En 1939, il dictait par téléphone le rapport du « GP d’Anvers ».

Si le nom Ickx vous dit quelque chose; Jacques était en effet le père de Jacky.

Le motocross se répandra rapidement dans le Brabant et plus tard dans le monde entier dans les années à venir.

Fan de notre série ? Ce week-end à Kegums, en Lettonie, les couleurs belges ont flotté tout en haut des classements grâce à Lucas et Sacha Coenen, auteurs de performances remarquables en MXGP et MX2. Sacha Coenen a franchi un nouveau cap en décrochant son premier succès général de la saison en MX2. « Très heureux. Deux bons départs, deux manches solides après la chute de samedi, on retrouve un peu de constance. On ne peut pas se plaindre ! L’objectif est de continuer comme ça et de rester devant. Son frère Lucas, engagé en MXGP, poursuit lui aussi sa progression fulgurante parmi l’élite. En signant un 2-2 ce dimanche, il monte pour la sixième fois d’affilée sur le podium et consolide sa position dans le top 3 du championnat. « Un bon week-end, même si j’espérais mieux dans la deuxième manche. Je me suis un peu écarté au départ, j’ai fait quelques erreurs et je n’ai pas vraiment trouvé mon rythme. La piste était piégeuse. Il y a du positif et du négatif aujourd’hui, mais je sais sur quoi on doit travailler. Un nouveau podium quand même, et ça, c’est encourageant. Avec ces résultats, les frères Coenen confirment qu’ils sont bien les ambassadeurs de la Belgique sur la scène mondiale du motocross. À la fois jeunes, talentueux et déjà redoutablement efficaces, ils incarnent l’avenir du sport motocycliste belge.

Photos d'archives de champions de motocross belges historiques

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