L'Histoire et les Modèles des Cyclomoteurs Yamaha

Yamaha Motor a marqué l'histoire de la moto avec ses premiers cyclomoteurs, introduisant un style novateur à une époque dominée par des designs imposants et monochromes.

Les Débuts : Le "Red Dragonfly" et ses Successeurs (1955-1959)

Le tout premier modèle de Yamaha, le YA-1, lancé en 1955, a rapidement été surnommé "le Libellule Rouge" en raison de sa forme épurée et de sa couleur rouge châtaigne, contrastant avec le style sobre de l'époque. Ce modèle a démontré ses performances exceptionnelles en remportant la 3ème course de l'Ascension du Mont Fuji en juillet 1955, et en plaçant ses trois premiers modèles dans la classe ultra-légère de la 1ère course des Hautes Plaines d'Asama la même année.

Image du Yamaha YA-1, surnommé

Malgré son prix élevé de 138 000 JPY, bien au-delà du salaire moyen d'un jeune diplômé (environ 10 000 JPY), le YA-1 s'est vendu à 11 000 exemplaires en trois ans. La même année, en 1955, une version améliorée, le YB-1, a été lancée. Il se distinguait par un moteur légèrement plus gros (2 temps monocylindre), un châssis peint en noir, un réservoir de carburant chromé et un boîtier de batterie, lui conférant un aspect plus luxueux. Le YB-1 était surnommé le "Libellule Noir", en opposition au "Libellule Rouge" du YA-1.

En 1956, le YC1 est apparu comme une version deluxe du YA-1, attirant l'attention au Tokyo Motor Show. Avec sa finition brun-grisâtre, inspirée des trottoirs humides des Champs-Élysées, ce modèle représentait une synthèse de design et de fonctionnalité, intégrant le premier carburateur monobloc fabriqué au Japon. Ce succès a renforcé l'image de marque de Yamaha Motor, atteignant un objectif de production de 1 000 unités par mois, aux côtés du YA-1.

L'année 1957 a vu l'introduction du YD1, conçu autour du concept "une 250cc pour les Japonais". Ce modèle se caractérisait par une taille compacte et une facilité de conduite adaptées à la morphologie japonaise, ainsi qu'un design dynamique. Il était équipé du premier moteur bicylindre de Yamaha, apportant un nouveau style de moto sportive sur le marché japonais, alors dominé par les modèles utilitaires.

Schéma technique du moteur bicylindre du Yamaha YD1, illustrant son architecture innovante pour l'époque.

Toujours en 1957, le YA-2 a succédé au YA-1. Son moteur monocylindre 2 temps a vu sa puissance augmentée, et il était monté sur un nouveau cadre en acier embouti. Doté d'une fourche avant à liaison inférieure et d'une suspension arrière à bras oscillant, le YA-2 présentait un look entièrement nouveau. Son style unique, alliant légèreté et puissance, a valu à Yamaha son premier Good Design Award pour une moto.

Les modèles YES1 (1959) et YE2 (1959) ont également marqué cette période de développement.

L'Ascension des Modèles Sportifs et Utilitaires (1959-1965)

En 1959, le YDS1 est né du développement du YD-1 et du YD Racer. Il était équipé d'un moteur bicylindre 2 temps de 20 ch, d'un cadre berceau en tubes d'acier, de la première boîte de vitesses à 5 rapports fabriquée au Japon et d'un tableau de bord combiné avec compte-tours. Ce modèle sportif de haute performance, adaptable avec un kit de course, est devenu un leader dans diverses catégories de compétition, sur route et tout-terrain.

Photo du Yamaha YDS1, mettant en avant son design sportif et son cadre tubulaire.

Le YD2 (1959) a également été produit durant cette période. Le YA-3 (1959), successeur du YA-2, était un modèle utilitaire de 125cc qui intégrait un démarreur électrique pour faciliter le démarrage du moteur et un carburateur amélioré pour une meilleure économie de carburant.

Le YD3 est sorti en 1960, suivi par le YA5 en 1961, qui a introduit un nouveau design sportif et une meilleure opérabilité grâce à des caractéristiques telles qu'une soupape à disque rotative pour l'admission et un sélecteur de vitesses basculant.

En 1962, le YDS2 a succédé au YDS-1, avec un moteur bicylindre 2 temps développant 3 chevaux de plus. Pour améliorer les performances en conduite sportive, il était équipé d'un frein à tambour avant double à expansion, conçu pour résister à la poussière et à l'eau.

Cette période a également vu l'apparition de modèles tels que le MJ2 (1962), le MF2 (1962), et le TD1 (1962), qui fut le premier road racer de production de Yamaha, basé sur le moteur du YDS-1.

Les modèles YDT1, YG1, YET1, YBT1 et YAT1 ont également été lancés entre 1962 et 1963.

En 1964, le YA6 a introduit l'"Autolube", le système unique de Yamaha pour l'alimentation séparée de l'huile moteur, éliminant le besoin de mélanger l'huile au carburant. Ce modèle 125cc combiné performance et praticité grâce à ses freins à tambour de 150 mm étanches et sa fourche télescopique.

Infographie expliquant le fonctionnement du système

La même année, le YG1D, le YJ1 et le YF1 ont été commercialisés.

L'année 1965 a été particulièrement riche avec le lancement du YM1, le modèle phare des motos sportives de Yamaha, équipé d'un moteur bicylindre 2 temps de 305cc, le plus grand de sa catégorie au Japon à l'époque. Ce modèle pouvait atteindre plus de 160 km/h. Le AT90, surnommé "Jet Twin", offrait un excellent équilibre entre performance, économie de carburant et utilité. Le YGS1 et le YF1D ont également été produits.

Le H1 et le YJ2 sont sortis en 1965. Le U5 Mate, lancé la même année, a inauguré la première génération de la série "Mate", la gamme de motos utilitaires la plus vendue de Yamaha, reconnue pour sa praticité grâce à des innovations comme l'embrayage automatique centrifuge et un cadre "underbone". Le nom "Mate" a été choisi par le public.

Évolution et Diversification des Modèles (Après 1965)

Après 1965, Yamaha a continué à développer sa gamme de cyclomoteurs et de motos, en introduisant des modèles tels que le TD1B (1966), une évolution du road racer TD-1A, principalement exporté en Amérique du Nord et en Europe.

Bien que le texte mentionne des modèles comme le AV31 (1952), AV32 (1952), AV33 (1952), AV34 (1956), AV36 (1955), AV37 (1954), AV47 (1957), AV51 (1956), AV17 (1958), AV41 (1962), AV42, AV42S, AV43, AV44 (1960), AV48, AV49, AV50, AV65, AV68, AV75 (1957), AV76, AV78 (1956), AV79, AV85 (1959), AV87, AV88, AV89, BG43 (1961), Spéciale 50 SP50, Spéciale Route SPR, SP93, SP 94 TT, Spéciale 98 (1965), SP99, D52, AV42A (1968), 95TT, D55, ces informations semblent provenir d'une liste de modèles divers, potentiellement de différentes marques ou périodes, et ne s'intègrent pas directement dans la chronologie narrative des premiers modèles Yamaha.

Il est important de noter la mention de cyclomoteurs d'autres marques comme les Peugeot et NSU Quicly (1953-1968), ainsi que la Kreidler "Florett" capable d'atteindre 100 km/h avec ses 6 ch. Ces comparaisons contextuelles enrichissent la compréhension du marché des cyclomoteurs de l'époque.

Le texte mentionne également des dates clés comme 1943, 1950, 1953, 1957, 1963, 1974, 1976, 1981, 1982, 1983, 1997, 2011, ainsi que des événements comme la "Multiplication des suspensions, invalidations et annulations de permis de conduire" fin 1965, qui ont pu influencer le marché des deux-roues.

Le Yamaha Aerox, lancé en 1997, est présenté comme un scooter sportif de 50 cc. Il a connu peu de changements majeurs jusqu'à son restylage fin 2012, se distinguant par ses décorations inspirées des motos de Grand Prix et ses nombreuses séries limitées.

Des séries spéciales comme le "Purplish Blue Candy" (1998), l'Aerox "R" (1999), l'édition limitée "Tech 3" (bleu, garde-boue jaune, autocollants de la moto d'Olivier Jacque), et l'édition limitée "Valentino Rossi" (avec le "THE DOCTOR" et le numéro 46, reconduite en jaune l'année suivante) témoignent de la stratégie de Yamaha pour maintenir l'attrait de ce modèle.

Vue éclatée du Yamaha Aerox, montrant les composants clés du scooter.

La production de belles photos pour les futurs modèles est mentionnée comme un processus demandant beaucoup de temps, soulignant l'importance de la documentation visuelle dans l'histoire des véhicules.

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