Les gyropodes et Segways : usage, réglementation et sécurité en France

Les gyropodes, et particulièrement le Segway, font de plus en plus d'apparitions dans nos villes européennes. Ces engins à moteur, permettant de se déplacer debout, se multiplient sur nos trottoirs et nos pistes cyclables. Face à cette popularité croissante, il est essentiel de comprendre leur fonctionnement, les règles qui les encadrent et les enjeux liés à leur sécurité.

Qu'est-ce qu'un gyropode ?

Par définition, le gyropode est un type de véhicule électrique monoplace constitué d’une plateforme munie de deux roues. L’utilisateur se tient debout, les pieds parallèles, et dirige l’appareil par le mouvement du corps. La technologie d’équilibre dynamique repose sur un système de stabilisation gyroscopique et une centrale de capteurs qui détecte l’inclinaison du corps et la traduit en commande de direction et d’accélération.

En effet, lorsque l’on se penche légèrement vers l’avant, le système détecte l’inclinaison et met en action le moteur pour faire rouler l’engin ; en se penchant vers l’arrière, il ralentit. La direction s’obtient par une légère inclinaison du corps ou via un manche de maintien selon le modèle.

Schéma explicatif du fonctionnement d'un gyropode avec la plateforme, les roues et le système de stabilisation

Évolution des modèles

Les premières versions, popularisées par la marque Segway (le gyropode Segway, inventé par Dean Kamen), étaient dotées d’un guidon fixé sur un manche pour le maintien et de conduite. Aujourd’hui, on trouve des variantes de gyropode avec guidon, des modèles compacts sans guidon et des appareils à roue unique comme la gyroroue (monocycle/roue électrique), où l’équilibre demande davantage d’expérience. Dans cette catégorie, certaines références du secteur appartiennent au groupe Segway-Ninebot, avec de nombreux produits et une large gamme selon les besoins.

Caractéristiques techniques et autonomie

Côté caractéristiques, l’énergie provient le plus souvent d’une batterie au lithium alimentant un moteur électrique. L’autonomie du gyropode dépend de la capacité de la batterie, du poids transporté, du relief urbain et de la conduite. La durée de charge varie selon le chargeur et la technologie embarquée. Un gyropode peut être utilisé pour les déplacements du quotidien, le loisir ou de petites courses en ville.

Selon la marque, la catégorie et la puissance (par exemple un gyropode 350W), le prix évolue. Il est conseillé de faire un comparatif pour trouver le meilleur modèle pour son besoin sans se tromper. Pensez aussi à la maintenance, aux pièces et à la réparation (y compris la réparation batterie au lithium) avant l’achat d’un nouveau produit.

Bon à savoir : dans la langue française, le mot « gyropode » désigne un véhicule électrique autoéquilibré, ce qui illustre l’enrichissement de la langue par la science et la technologie.

Ce que dit le code de la route en France

En l’absence d’une prise de position définitive de l’Europe sur l’ensemble de ces NVEI (Nouveaux Véhicules Électriques Individuels), la réglementation dépend de chaque État membre. En France, les règles du code de la route applicables aux gyropodes sont relatives à la réglementation des piétons. Il faut donc respecter les articles R 412-34 et R 412-43 pour ne pas commettre d’infractions.

Circulation et limitations de vitesse

En pratique, il est interdit de circuler sur la chaussée avec les autres véhicules motorisés. Afin de garantir la cohabitation sur le domaine public, la vitesse maximale de 6 km/heure ne doit pas être dépassée sur les espaces réservés aux piétons ; cette vitesse correspond à l’allure d’un piéton.

Dans certaines communes, la circulation des gyropodes est aussi tolérée sur les pistes cyclables. Dans ce cas, il est possible d’atteindre jusqu’à 25 km/heure. La police peut contrôler et verbaliser en cas de non-respect des règles.

Infographie résumant les règles de circulation des EDPM (Engins de Déplacement Personnel Motorisés) en France : zones autorisées, limitations de vitesse.

Réglementation et âge d'utilisation

Les textes officiels relatifs à ces engins de déplacement personnel sont publiés au Journal officiel ; si le législateur venait à modifier le code, les mises à jour y seraient également publiées. Sur le plan juridique, ces informations font référence pour une conduite responsable en milieu urbain.

Il n’existe pas d’obligation légale interdisant aux mineurs d’utiliser un gyropode, mais il est conseillé de ne pas laisser des enfants de moins de 16 ans se déplacer sans accompagnement adulte. Aucun permis de conduire n’est requis pour circuler, mais l’attestation de première éducation à la route est recommandée.

Assurances spécifiques et équipements de sécurité

En général, aucune assurance spécifique n’est nécessaire pour utiliser un gyropode. Vérifiez toutefois auprès de votre assureur que votre responsabilité civile couvre bien les dommages causés à autrui. À l’inverse, les détériorations de l’appareil restent à la charge du propriétaire ; il peut donc être prudent de souscrire une garantie contre le vol. Renseignez-vous avant l’achat afin d’éviter toute mauvaise surprise.

Obligation d'assurance pour les EDPM

Il est obligatoire d’assurer votre gyropode (ou tout autre EDPM). L’obligation porte sur la responsabilité civile. Rappelons que l’assurance de responsabilité civile (l’assurance au tiers minimum obligatoire) couvre les dégâts au tiers mais pas les vôtres. Des produits spécifiques ont été développés par les compagnies d’assurance pour la pratique des EDPM.

Conseils pour la sécurité

Comme pour les vélos, le port du casque n’est pas obligatoire pour un adulte, mais il est fortement recommandé. De même pour le gilet jaune lorsque la visibilité est mauvaise ou la nuit. Ces précautions offrent un net avantage en cas de chute ou de collision.

Même si l’on se sent à l’aise et que la sensation d’équilibre semble acquise, trottoirs et zones piétonnes ne sont pas des circuits : ce sont des espaces à partager. Respecter ces règles est essentiel pour la sécurité de tous et pour la bonne cohabitation sur le domaine public.

EDPM, qu’est-ce que c’est ? | Trott'Safe - Assurance Prévention

Conseils d’usage et d’entretien

Au-delà de l’aspect réglementaire, l’usage doit rester adapté à l’environnement. Pour une balade en forêt ou sur un terrain accidenté, vérifiez que le type de véhicule électrique choisi convient à cette pratique. Évitez de circuler sous la pluie ou par météo dégradée.

Surveillez régulièrement l’état des pneus, des capteurs et du système de maintien. Un entretien simple et régulier prolonge l’autonomie, la capacité et la durée de vie de la batterie. Utilisez le chargeur officiel recommandé par la marque. En cas de panne, privilégiez un professionnel pour toute opération touchant à la batterie au lithium.

Modèles, marques et catégories

Les gammes sont nombreuses : gyropode ou transporteur personnel avec guidon pour un maintien intuitif, version compacte pour la ville, ou monocycle électrique (gyroroue) pour les utilisateurs expérimentés. Parmi les marques connues, la référence historique reste la marque Segway, désormais associée à Ninebot. Chaque modèle présente ses caractéristiques : poids, encombrement (les modèles les plus gros sont moins faciles à transporter à la main), fonctionnalités de commande, puissance du moteur, autonomie et prix.

Avant l’achat, consultez un comparatif fiable et des informations officielles pour trouver le meilleur compromis selon votre besoin.

Les gyropodes sont-ils dangereux ?

En résumé, le gyropode peut être utilisé comme un moyen de mobilité urbaine efficace, écologique et agréable. Vous en voyez de plus en plus dans nos centres-villes, et vous êtes toujours impressionné par la facilité de conduite des utilisateurs ? Vous vous demandez si ce moyen de transport est dangereux ? Les voir à 20 km/h sans tenir un guidon et très à l'aise sur leur engin, peut être assez surprenant. Mais est-ce vraiment un moyen de déplacement sûr ?

Il existe des engins motorisés qui causent des centaines de morts et des milliers de blessés chaque année, et qui restent pourtant autorisés. On s'accorde à mettre en cause la conduite ou les éléments extérieurs comme : l'alcool, la météo, les infrastructures, voir le manque de chance !

La vision d'une roue à moteur pouvant aller à plus de 20 km/h, sans rien pour se tenir, mis à part un jeu d'équilibre, peut être très impressionnante à voir. Surtout quand il s'agit de prendre des virages au centimètre. Mais avant de prendre rendez-vous pour une initiation en roue électrique, il faut s'intéresser à la technologie de la roue électrique. Pour cela, il est important de comprendre comment fonctionne une roue électrique, avant de vouloir apprendre à l'utiliser. Tout n'est qu'une question de capteurs assurant une bonne partie du travail de stabilisation et d'équilibrage.

Une fois que vous avez compris la partie théorique, vous pouvez passer à la pratique. C'est une mobilité ludique, qu'il est très facile de maîtriser... Un peu comme le vélo, le ski ou les rollers.

Sécurité intrinsèque des monocycles électriques

La gyroroue ne souffre pas d'un manque de sécurité, mais d'un excès de sécurité. Si vous tentez de dépasser la vitesse limite de votre roue électrique, celle-ci émettra des bips ou vibrera (selon les modèles). Comme vous pouvez le constater, le monocycle électrique a été soigneusement pensé pour vous permettre de l'utiliser en toute sécurité. Il est important de vous préciser que si vous ignorez les avertissements et continuez d'accélérer, votre gyroroue redressera les pédales pour vous faire ralentir.

Pouvons-nous dire que c'est la roue électrique qui a été dangereuse ? Absolument pas... Comme pour l'exemple de la voiture, si un accident est bien sûr possible, il est souvent évitable. Pour cela, il vous faut adopter une conduite adéquate. Pour se faire, il est important de respecter le code de la route, de se protéger correctement et de rester vigilant.

À vélo, en roue électrique ou en trottinette électrique, vous devez vous protéger et rester vigilant. L'excès de confiance peut nuire à votre sécurité et celles des autres.

Le danger pour les piétons

Les trottinettes et autres gyropodes ont envahi l’espace public au point de devenir un véritable danger mortel pour les piétons. Un EDPM est un véhicule terrestre à moteur et doit être assuré. Face à la déferlante des nouveaux moyens de déplacement, l’État a fait évoluer la réglementation (Décret n° 2019-1082 du 23 octobre 2019 relatif à la réglementation des engins de déplacement personnel (EDP), modifié par le décret n° 2023-848 du 31 août 2023 applicable au 1er septembre 2023).

Rappelons tout d’abord les règles à respecter pour la conduite d’un EDPM. L’interdiction de circuler avec un engin dont la vitesse maximale n’est pas limitée à 25 km/h. La circulation avec un EDPM ne peut se faire qu’à partir de l’âge de 14 ans. L’EDPM doit être équipé de feux avant et arrière, de freins et d’un klaxon ainsi que de dispositifs auto-réfléchissants.

L’association suisse des piétons, Mobilité piétonne, s’oppose vigoureusement à l’autorisation de circulation de nouveaux véhicules motorisés sur les trottoirs et les surfaces piétonnes. Mobilité piétonne estime en effet que les activités de l’entreprise Segway, qui a lancé un véhicule à moteur éponyme, sont particulièrement critiques. À l’aide d’un travail de lobby important, un changement des dispositions légales est visé de manière à ce que les Segways puissent circuler légalement sur les surfaces piétonnes. Celles-ci appartiennent aux piétons.

Risques de collision et de blessure

Les Segways sont un danger pour les piétons. Au vu de leur vitesse de 15 km/h et de leur poids d’environ 40 kg, il résulte d’une collision avec un piéton un risque considérable de blessure. Un crash test effectué par les chercheurs allemands de l’«Unfallforschung der Versicherer (UDV)» montre que les Segways présentent déjà un risque pour les piétons avec la vitesse test de 15 km/h. Ce danger est à attribuer notamment à la grande masse totale du véhicule.

C’est pourquoi l’UDV conclut que les Segways devraient rouler au maximum à 6 km/h sur les surfaces piétonnes. Mobilité piétonne revendique : Pas de véhicules à moteur sur les surfaces piétonnes. Les trottoirs, les chemins piétons et autres surfaces vouées à la marche doivent rester exempts de véhicules à moteur.

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