Personnalisation du Yamaha TMAX 500 : une œuvre d'art sur deux roues

Dans les rues de Tokyo, les scooters personnalisés se comptent par centaines. Chez nous en France, malgré leur grande popularité, ils n’inspirent encore que peu les préparateurs.

Terre de jeux et de plaisirs, la Côte d’Azur aime les débordements. Le custom auto y est né en France dans les années 80. En tête des stars personnalisées, le V-Max se décline à toutes les sauces (nature ou Nitrous) et sur tous les registres (entendez les cylindrées). Du V au T, il n’y a aujourd’hui qu’un pas, ou plutôt deux lettres que nombre d’amateurs ont choisies pour investir dans le T Max.

Vue latérale du Yamaha TMAX 500 personnalisé, mettant en avant sa peinture orange et noire et ses modifications de carrosserie.

Ce Maxi scooter est particulièrement prisé sur les bords de la Méditerranée. Ainsi, Nicolas, qui n’a longtemps juré que par les gros V4, se lance aujourd’hui avec la même énergie dans la préparation des gros scoots chez Pièces Racing.

Une esthétique inspirée et audacieuse

Sobre, suivant la vision d’Art Déco Kolors qui a peint et verni de 22 couches l’habillage très spécial de cette machine, selon la commande de Nico et Thierry, son associé. Le premier voulait reproduire la peinture de sa Harley-Davidson orange et noire, le second ne jurait que par les autos pailletées à la mode Chicanos, ces Mexicains immigrés en Californie.

Le résultat met en valeur les galbes du T-Max, retravaillés de la face avant à la coque de selle. Car le duo a morphé, sculpté et moulé des formes bien plus agressives, mais jamais extravagantes pour cet engin, à la base très BCBG. La poupe, méconnaissable, englobe les clignotants et la bulle, alors que l’entourage du tableau de bord est totalement repensé, la liaison entre le tablier et les ailes arrière également.

Détail de la partie arrière du TMAX 500 personnalisé, montrant les clignotants intégrés et la nouvelle coque de selle.

Une selle refaite par un spécialiste complète le tableau, sans oublier bien sûr l’incontournable échappement.

Performances moteur et partie cycle améliorées

Réalisé par Pièces Racing qui la commercialise désormais sous la marque PR-C, la ligne d’échappement en inox remonte sous les caches pour aboutir derrière la selle dans un silencieux en titane MIVV.

Devant, vous l’aurez remarqué, la fourche n’est plus celle du classique T-Max. Celle-ci provient cette fois d’une Yamaha R1, l’égérie des hypersportives, ni plus ni moins ! Pour pouvoir s’adapter au maxi-scooter, ses tubes ont du être allongés et de nouveaux bas de fourche taillés au tour numérique, comme les tés plus épais et en aluminium, qui respectent l’écartement initial. Au final, les cotes d’origine sont respectées, en hauteur, débattement et chasse.

Vue rapprochée de la fourche avant issue de Yamaha R1 montée sur le TMAX 500, avec ses tés en aluminium.

Nico et Thierry ont également réusinés la jante afin de pouvoir y fixer deux disques Brembo flottants diam. 298 mm. Un must !

Optimisation du moteur

Le moteur n’a pas été oublié, puisqu’il cube 599 cm3 depuis la pose de nouveaux pistons. Dans la culasse, l’arbre à cames désormais plus agressif (comprenez « pointu ») a été taillé par Angereau. Pour donner du volume à la boîte à air, Pièces Racing en a conçu une nouvelle en carbone dans laquelle a pris place un filtre BMC.

Schéma illustrant les modifications internes du moteur du TMAX 500 : nouveaux pistons, arbre à cames modifié, boîte à air carbone et filtre BMC.

Transmission et performance accrue

La transmission devait supporter cette franche augmentation de puissance. Pour ce faire, le préparateur a choisi un variateur J-Costa taillé dans la masse, qui fonctionne différemment, puisqu’il s’appuie sur seize masselottes travaillant avec la force centrifuge. Pièces Racing a en outre modifié le correcteur de couple pour rendre la mécanique encore plus « pêchue » au démarrage.

Comparatif Yamaha TMax 530 contre Yamaha TMax 500 : Premier choc maxiscooter 2012 !

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