Je m'appelle Félix, j'ai 16 ans et j'habite à Seignosse depuis toujours. Passionné d'image et de nature, j'adore découvrir avec mon VTT, seul avec mon chien, ou avec des amis, tout ce qu'offre ma commune, Seignosse, en diversité de paysages et de nature.
Exploration et Immersion Naturelle à Seignosse
À 8h30, je prends mon vélo et me dirige vers les étangs en passant par la forêt. Sur ma route, j'observe les magnifiques couleurs du soleil levant. Arrivé sur place, je contemple le spectacle et j'immortalise ce moment avec mon appareil photo. Le paysage est magnifique et calme. L'étang blanc et l'étang noir n'ont jamais la même ambiance. Parfois, une légère brume matinale leur donne un côté totalement irréel.

À 9h30, je continue ma balade à travers les pins, dans les chemins de sable pour me rendre dans un petit endroit secret de la forêt. À 10h00, à chaque fois la même émotion : c'est incroyable sur cette colline au-dessus des pins, de pouvoir observer l'océan. Si je regarde autour de moi, j'aperçois également les Pyrénées et le village de Seignosse. Entendre les oiseaux chanter, être assis ici seul, un endroit parfait pour me ressourcer et faire voler mon drone.
J'oubliais ! Je suis aussi pilote de drone amateur et je l'emmène toujours avec moi dans mes balades. Pour moi, Seignosse est bien plus que mon lieu de vie. C'est un réel repaire qui me permet de me ressourcer. C'est un endroit qui a plein de facettes différentes avec la plage pour se balader, surfer, ou même faire du kitesurf aux Estagnots. Il y a la forêt pour courir, faire du VTT, mais aussi se poser, réfléchir. Chaque paysage à Seignosse est différent et évolue aux rythmes des marées et des saisons, mais reste magique au fil du temps.

Tragédie et Quête de Sécurité pour Félix LeBlanc
Dans un tout autre contexte, le 7 juin dernier, Robert LeBlanc rentrait du travail en BIXI. À l'intersection des rues Berri et Ontario, il se serait avancé lorsque le feu en direction opposée est devenu jaune. Un cycliste qui descendait la côte Berri l'aurait alors percuté de plein fouet. « Mon père a été propulsé et s'est fracassé la tête sur le sol », raconte Félix LeBlanc, selon les informations transmises par le reconstitutionniste en collision. La version initiale du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) indiquait plutôt que M. LeBlanc aurait brûlé un feu rouge. L'homme de 62 ans a été transporté à l'Hôpital général de Montréal, où il a subi une opération à la tête. « À ce moment-là, on ne le savait pas, mais c'était déjà fini », dit Félix LeBlanc, en baissant la voix. Parce qu'il a été déclaré « cliniquement mort », sa famille a décidé de débrancher Robert LeBlanc deux semaines plus tard.
Rencontré dans les bureaux de l'entreprise familiale, le jeune homme peine à croire que son père n'est plus là. Robert LeBlanc « n’était pas un cycliste du dimanche », raconte son fils. En plus de se rendre chaque jour au travail à bicyclette, il faisait partie du Club vélo de Sutton et avait fait de nombreux voyages de cyclotourisme en Europe. « De le voir partir comme ça, c'est ironique », souffle Félix LeBlanc. « Ça peut arriver à tout le monde », ajoute-t-il.
C'est en essayant de joindre Robert LeBlanc le lendemain de l'événement vers 10h30 que la famille a appris la triste nouvelle. De toute l'histoire, la police ne nous a jamais contactés. Son père avait pourtant son porte-monnaie et son téléphone cellulaire sur lui au moment des faits. Depuis deux mois, le jeune homme et ses proches demeurent avec de nombreuses questions en suspens. « Et l’autre cycliste, est-il correct ? », se demande Félix LeBlanc.
Félix LeBlanc est toujours en quête de réponses après la mort de son père dans un accident de vélo, survenu en juin dernier. La famille LeBlanc devra patienter plusieurs mois avant de recevoir le rapport. Puisqu’aucun véhicule motorisé n’est impliqué dans la collision, l’enquête a été transférée au Bureau du coroner. Pour cette raison, le service de police n’a aucune donnée sur les collisions entre cyclistes. Raphaël Bergeron, porte-parole du SPVM, explique que, dans les cas comme celui-ci, les policiers agissent seulement en assistance au coroner.
Félix LeBlanc déplore l’absence d’enquêtes policières. « C’est comme si on disait que deux vélos qui se frappent, ce n’est pas grave », résume-t-il. « S’il s’était seulement blessé, d’accord, mais là, il est mort », ajoute-t-il.

Appels à la Sécurité et Innovations dans le Monde du Vélo
Jean-François Rheault, président-directeur général de Vélo Québec, est d’avis que de collecter des données sur les collisions entre cyclistes est nécessaire afin de mieux les prévenir. Devant le « chaos total » sur les pistes cyclables, Félix LeBlanc plaide pour un plus grand travail de sensibilisation à la sécurité. « Les rues de Montréal ne sont pas des pistes de course », souligne-t-il. « Ni en vélo ni en voiture. » Le jeune homme milite aussi pour « des pistes cyclables qui pardonnent ».
Jean-François Rheault est d’avis qu’avec le nombre de cyclistes qui augmente dans la métropole, il est nécessaire de repenser les infrastructures afin qu’elles soient plus sécuritaires. Pour atteindre son objectif de réduire le nombre de morts et de blessés sur les routes à zéro, Montréal dit adopter « une approche systémique, plutôt que de concentrer ses efforts sur un nombre limité d’intersections », indique le porte-parole de la Ville, Hugo Bourgoin. Les neuf scénarios de collisions les plus récurrents sont analysés, et des interventions sont planifiées pour les prévenir.
Le Port du Casque : Débat et Sensibilisation
Au moment des faits, Robert LeBlanc ne portait pas de casque. Son fils estime qu’imposer le port du casque aux plus jeunes permet de créer « le réflexe » pour plus tard. De son côté, Jean-François Rheault encourage le port du casque, mais il estime que le rendre obligatoire est une mesure compliquée. « On donne les contraventions aux parents ou aux enfants ? », demande-t-il. La Ville affirme qu’aucune discussion n’est en cours à propos de cette obligation.
Félix Hébert et l'Innovation du Vélo en Bambou
Dans un autre domaine de l'innovation cycliste, Félix Hébert, ancien coureur cycliste professionnel et Savoyard, a imaginé, il y a quelques années, son propre vélo, en bambou et lin. Félix Hébert, 36 ans, nous rappelle que, lorsqu’il faisait du vélo à haut niveau, des problèmes de dos venaient régulièrement le gêner. Ceci provenait du fait que même si les vélos qu’il utilisait étaient très performants, ils étaient toutefois peu confortables. Ainsi est née l’idée, après avoir raccroché avec la compétition, d’imaginer un vélo pouvant répondre à cette problématique : « J’ai effectué des recherches entre 2014 et 2016 afin de réduire les vibrations au niveau du cadre du vélo. Le mélange bambou-lin est venu comme une évidence ».
La fabrication et l’assemblage industriels des vélos Cyclik sont faits localement dans les ateliers d’Entrelacs, à partir de bambous d’Anduze dans le Gard pour la gamme « Tailor Made » et d’Espagne pour la gamme « e-Relief », de lin de Normandie et de résine époxy de Marseillan dans l’Hérault.
Gamme « Tailor Made » et « e-Relief »
« Tailor Made », ce sont des vélos musculaires sur-mesure, adaptés aux mesures anthropométriques du client ; « e-Relief », des modèles électriques urbains et périurbains réalisés en série, d’un poids de 16 kg et de 70 km d’autonomie. Le prix d’un vélo « Tailor Made » dépendra des exigences du client tandis que pour un vélo « e-Relief », il faudra compter autour de 3 600 euros : « Nos produits sont imaginés par des passionnés qui travaillent au sein de nos pôles production, marketing, commerce, bureau d’étude et direction. Nous tenons à être au maximum transparents avec nos clients et ouvrons à ce titre nos locaux une fois par mois, entre mai et septembre, pour qu’ils puissent découvrir nos produits. Rendez-vous le samedi 13 juillet pour nos prochaines portes ouvertes ! ».
Les équipes de Cyclik travaillent d’ailleurs sur une gamme de vélos destinée à des cyclistes plus chevronnés.
