Restauration et préparation de la Yamaha DTMX 125

Introduction à la restauration de la DTMX 125

La Yamaha DTMX 125 est une moto emblématique des années 70 et 80, appréciée pour sa polyvalence et son caractère tout-terrain. Ce sujet explore les différentes facettes de sa restauration et de sa préparation, notamment dans le cadre de l'enduro vintage. Les passionnés partagent leurs expériences, leurs modifications et leurs conseils pour redonner vie à ces machines classiques.

Vue générale d'une Yamaha DTMX 125 restaurée et préparée pour l'enduro vintage

Préparation moteur et partie cycle par Florent11300

Un des participants, Florent11300, a entrepris la restauration d'une DTMX 125 pour son cousin, dans une optique d'enduro vintage. Le moteur a été préparé en version 125 racing avec 8 transferts, similaire aux modèles YZ. La moto a été rehaussée grâce à une cale sur mesure pour l'amortisseur et équipée d'une fourche de YZ. Le faisceau électrique a également été simplifié.

Cette préparation a donné des résultats satisfaisants pour une utilisation en enduro vintage. Florent11300 mentionne que son cousin mesure 2 mètres, ce qui explique en partie la nécessité de rehausser la moto. Cependant, il précise que lui-même, mesurant 1m70, trouve la moto confortable grâce à la souplesse des suspensions.

Pour le haut moteur, un kit 125 racing a été utilisé. Ce kit est jugé excellent et facile à monter, recevant une note de 19/20. Pour faciliter l'installation, il est recommandé d'acheter également les goujons de cylindre et d'échappement. La carburation a été réalisée avec un carburateur d'origine neuf, ainsi qu'une boîte à clapets Ducati.

Détail du moteur préparé de la Yamaha DTMX 125 avec le kit racing

Avis et questions d'autres participants

HPP69, un autre membre, a trouvé la préparation de Florent11300 très intéressante et a posé des questions sur la fiabilité, les performances et la carburation du kit racing utilisé. Il souhaitait l'utiliser sur l'une de ses propres motos.

Ducati125sixdays a complimenté la préparation, notamment la fourche, le rehaussement de l'arrière et le silencieux. Il a suggéré de remplacer la plaque phare, qu'il trouvait un peu "triste", par un modèle plus adapté aux motos d'enduro vintage, disponible dans les bourses moto. Il a également partagé un lien vers sa propre restauration de Yamaha DTMX 125 de 1978.

Florent11300 a confirmé qu'il avait commandé une plaque phare UFO vintage, partageant l'avis sur l'esthétique de la plaque d'origine. Il s'est montré intéressé par la restauration partagée par Ducati125sixdays.

Restauration complète d'une Yamaha DTMX 125 de 1977

Le blog RESTODTMX125 relate l'histoire de la restauration d'une Yamaha DTMX 125 de 1977, offerte par un beau-frère en 2005. La moto, stockée à l'extérieur pendant plusieurs années, était dans un état de délabrement avancé : roue avant grippée, rouille généralisée et absence de démarrage. Elle est restée dans cet état pendant trois ans avant de commencer sa seconde vie en avril 2008.

Le processus de restauration a inclus plusieurs étapes clés :

  • Premier remontage : Changement des roues avant et arrière, et de la housse de selle.
  • Rénovation des plastiques : Ponçage à l'abrasif à l'eau grain 1000 pour enlever les rayures et polissage pour retrouver un aspect neuf.
  • Mécanique : Remontage du bras oscillant, du sabot, de la boîte à air et de la roue arrière.
  • Partie électrique et carrosserie : Remontage du faisceau électrique, des plastiques arrière, des clignotants et des carters latéraux. Installation du phare, du compteur, du compte-tours et du garde-boue avant.
  • Finitions : Pose des autocollants sur les caches latéraux, fixation du faisceau électrique, remise en place du moteur, du pot d'échappement, et enfin du réservoir.
Yamaha DTMX 125 de 1977 après restauration complète

Après ces étapes, la moto a été terminée et le premier démarrage a été effectué avec succès.

Acquisition et restauration d'une épave de Yamaha DTMX 125 de 1981

Cedric57 a présenté son acquisition : une épave de Yamaha DTMX 125 de 1981, achetée à bas prix sur internet. Il souhaitait expérimenter la restauration d'un vieux 2 temps vintage, ayant grandi avec la réputation de la DTMX.

La moto nécessite une réfection complète et servira d'occupation pour l'hiver. Cedric57 prévoit d'en faire une moto polyvalente, orientée enduro, en utilisant également des pièces d'une seconde DTMX 125 qu'il doit recevoir, cette dernière possédant sa carte grise.

État de l'épave et pièces à prévoir

Après un nettoyage rapide, plusieurs points ont été identifiés comme nécessitant une intervention :

  • Bras oscillant : Complètement corrodé (une pièce de remplacement est disponible sur la seconde DTMX).
  • Jantes : Piquées mais jugées réparables.
  • Faisceau électrique : Coupé, nécessitant une refonte simplifiée pour les phares.
  • Fourche : HS, à vidanger et à équiper de soufflets pour l'étanchéité.
  • Leviers : À changer, celui de l'embrayage étant un levier de VTT.
  • Frein avant : Inopérant, la patte du tambour étant cassée.
  • Tableau de bord et comodos : Manquants, câble de compteur cassé.
  • Réservoir et selle : À changer.
  • Kit chaîne : À changer.
  • Garde-boue arrière : À repeindre ou remplacer.
  • Carter gauche : Manquant.
  • Phare, feu, clignotants : Manquants.

Les points positifs notables sont le moteur qui tourne bien et des pneus en état passable.

Épave de Yamaha DTMX 125 de 1981 avant restauration

Utilisation des pièces de la seconde DTMX

Grâce à la seconde DTMX, Cedric57 prévoit de récupérer des pièces essentielles pour finaliser la restauration, notamment : l'optique, les clignotants, le feu arrière, le tableau de bord complet, le faisceau complet, la selle, le kit chaîne en bon état, le carter, le garde-boue, et un cadre en bon état. Il estime pouvoir obtenir une moto en bon état pour un coût total d'environ 350€, carte grise incluse.

Premières impressions et comparaisons

Après avoir démarré la DTMX et parcouru quelques kilomètres dans des chemins, Cedric57 a constaté des différences notables par rapport à un XT ou un 4 temps en général. Le moteur offre peu de sensations à bas régime mais accélère bien une fois dans les tours. La maniabilité est un point fort attendu, supérieur à celui de sa XT 400.

Il prévoit d'emmener la machine sur un terrain d'enduro pour tester ses performances réelles, tout en soulignant que la position de conduite et la maniabilité sont ses principaux centres d'intérêt.

Comparaison et coûts d'entretien entre 125cc et grosses cylindrées

Un débat s'est engagé sur les coûts d'entretien comparatifs entre les motos de 125cc et les grosses cylindrées (GC). Il est souligné que si certaines pièces pour les 125cc peuvent être moins chères, les coûts globaux peuvent varier considérablement.

Coûts des consommables

  • Pneus : Les pneus pour GC peuvent être légèrement plus chers, mais leur durée de vie est souvent plus longue. Par exemple, des pneus sportifs peuvent faire 10 000 km à l'arrière, et des pneus routiers jusqu'à 15 000 ou 20 000 km.
  • Kit chaîne : Un kit chaîne de qualité pour GC peut coûter environ 200€ et durer 25 000 à 30 000 km, tandis qu'un kit moins cher peut s'user en 15 000 km.
  • Plaquettes de frein : L'usure est plus rapide sur les GC en raison du couple moteur, mais les plaquettes avant peuvent durer 25 000 km et arrière 60 000 km.
  • Huile moteur : Les GC nécessitent plus d'huile (3,5 à 4 litres), ce qui augmente le coût des vidanges, mais l'huile reste plus propre et moins de remise à niveau est nécessaire.
  • Bougies : Les bougies modernes (iridium) peuvent durer jusqu'à 40 000 km.
  • Filtres : Les filtres à air et à huile ont des coûts similaires quelle que soit la cylindrée.

Entretien et révisions

Les intervalles de révision varient selon les marques (Suzuki et Kawa tous les 6 000 km, Yamaha tous les 10 000 km). Les huiles modernes permettent des intervalles plus longs. Les révisions majeures, comme le jeu aux soupapes (tous les 40 000 km chez Yamaha) ou le remplacement de la chaîne de distribution (tous les 80 000 km), représentent des coûts plus élevés pour les GC.

Fiabilité et coûts de réparation

En cas de panne grave, les coûts de réparation sur un 4 cylindres peuvent être prohibitifs, pouvant nécessiter le remplacement du moteur. Sur un 125cc, les pièces sont généralement moins chères. Cependant, la sollicitation accrue des moteurs 125cc à haut régime (9000 tr/min contre 5000 tr/min pour une GC à 90 km/h en 6ème) peut aussi entraîner une usure prématurée si le moteur est constamment poussé à ses limites.

MATCH YAMAHA XSR 125 vs HUSQVARNA SVARTPILEN 125 | Essai Moto Magazine

Le choix de la cylindrée : plaisir et budget

Le choix entre une 125cc et une grosse cylindrée dépend des attentes et du budget de chacun. Les 125cc offrent accessibilité, polyvalence et sont idéales pour débuter ou pour un usage occasionnel et ludique. Les grosses cylindrées procurent plus de puissance, de couple et une aisance accrue pour les longs trajets ou les dépassements.

Il est rappelé que la passion pour la moto prime, quelle que soit la cylindrée. Les expériences de motards montrent que même avec une 125cc, il est possible de prendre du plaisir et de parcourir de longues distances, bien que cela demande plus d'efforts et de patience par rapport à une GC. L'important est le ressenti, les parcours effectués et la satisfaction personnelle.

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