Introduction aux Shimano MW5
Véritable référence dans le milieu des chaussures VTT, Shimano a cette année agrandi sa gamme en donnant des petites sœurs aux MW7 apparues l’an dernier. Plus souples et moins chères mais a priori tout aussi chaudes, les nouvelles Shimano MW5 méritaient bien un essai. C’est ce que nous avons fait tout cet hiver, voici notre verdict.

Design et Caractéristiques Techniques
Quand on ne les voit pas côte à côte, il est difficile de différencier les Shimano MW5 de leurs grandes sœurs tant leur look global est proche. En y regardant de plus près, on constate néanmoins quelques différences. Si le système de serrage par lacets de la partie basse du pied est quasiment identique, les MW5 font l’impasse sur la boucle Velcro qui assure un maintien supplémentaire de la cheville. Comme nous le verrons plus loin, ce n’est pas anodin. Ces lacets sont recouverts d’une membrane qui assure l’étanchéité de l’ensemble. Ici aussi, petite différence entre les MW5 et MW7 puisqu’elle se ferme en deux parties sur le modèle qui nous occupe.
A l’intérieur, on trouve une finition de type Polar, y compris au niveau de la semelle. Les Shimano MW5 font également l’impasse sur la membrane en Gore-Tex pour privilégier le Dryshield, un matériau aux propriétés similaires (étanche à l’eau tout en laissant passer la transpiration) mais propre à Shimano. Au niveau de la finition, on reste par contre sur les mêmes standards d’excellente qualité et il faut souligner la précision des assemblages.
Enfin, la semelle fait l’impasse sur le concept Torbal hérité du haut de gamme enduro pour se contenter d’une base plus classique en nylon renforcé de fibres composites. Par contre, les crampons sont nettement plus marqués sur les Shimano MW5 que sur le MW7… et ce n’est pas plus mal puisque c’était un des points faibles que nous avions identifiés lors de notre test dans le cadre du dossier chaussures hiver. Il n’est cependant pas possible de mettre des pointes en métal sur l’avant contrairement à ce que les petits inserts gris laissent penser. Mais ce n’est, selon nous, pas vraiment indispensable sauf si on veut absolument courir dans les labourés.
Terminons cette présentation statique en signalant qu’elles sont disponibles en taille 38 jusque 48 et que la paire en taille 43 pèse 942g, soit 50g de moins que le haut de gamme. Le prix de vente est également 50€ moins élevé, avec un prix public annoncé de 169,95€ pour les Shimano MW5 (que l’on peut trouver dès 120€ en cherchant un peu).
Test Terrain des Shimano MW5
Facilité de Chaussement et Confort
Premier point crucial : le chaussage, qui peut parfois s’avérer un peu complexe sur des chaussures hiver en raison de leur tige haute et du fait qu’elles doivent être bien couvrantes pour jouer leur rôle. Eh bien ici, aucun souci. Les Shimano MW5 comptent sans aucun doute parmi les modèles les plus faciles à enfiler. Les lacets s’ouvrent largement pour bien laisser passer le pied et ils se ferment en une seconde, alors que la partie étanche se place sans hésitation. Bref, ça démarre bien et on se sent directement à l’aise dans ces chaussures. Avec un seul bémol pour certains de nos testeurs (pas tous) qui ont ressenti un petit point dur au niveau de la cheville, à l’intersection entre les deux panneaux en Néoprène.
Maintien du Pied et Stabilité
Si les différences esthétiques entre les Shimano MW5 et MW7 sont minces, une fois sur le vélo elles sautent directement aux yeux et il ne fait aucun doute que le modèle testé ici s’adresse plus à un public de randonneur qu’aux bikers plus sportifs. Les chaussures semblent ici clairement plus larges, surtout sur l’avant du pied. L’avantage est que les orteils sont moins serrés, ce qui renforce l’impression de confort et permet aussi une meilleure circulation sanguine, donc une plus grande sensation de chaleur sans avoir besoin de faire monter les pulsations. Par contre, le revers de la médaille est que le pied est bien moins maintenu que dans les MW7 qui, il faut le dire, font figure de référence. Comprenons-nous bien : les Shimano MW5 ne tombent pas dans l’excès et le maintien reste très bon, mais la différence avec le haut de gamme est immédiatement perceptible quand on cumule le chausson plus ample et l’absence de boucle de maintien au niveau de la cheville sur le modèle testé ici.

Étanchéité et Chaleur
Du côté de l’étanchéité, rien à redire, le Dryshield de Shimano n’a rien à envier au Gore-Tex et la disposition des différentes pièces sur la chaussure permet de garder les pieds au chaud et au sec pendant longtemps. Niveau chaleur, les deux se valent et on les conseillera entre -8/-10 et +7/8°C. Par contre, le Gore-Tex évacue mieux la transpiration que le Dryshield, ce qui fait que les chaussettes sont plus vite humides dans les MW5. Cela peut accentuer la sensation de froid au fil des heures et ceux qui veulent vraiment rouler très longtemps (plus de 2h30/3h) auront intérêt à s’orienter vers les MW7.
Grip et Adhérence
Par contre, là où les petites dernières font mieux que leurs ainées, c’est au niveau du grip de la semelle. La sensation à la marche est très bonne dans les deux cas, mais l’accroche dans la boue et les surfaces très humides est meilleure ici que sur le haut de gamme.

Verdict des Shimano MW5
Moins chères que les MW7 haut de gamme, les chaussures hiver Shimano MW5 n’ont rien d’un modèle au rabais. Elles s’adressent simplement à un public différent, pas plus rebuté par la météo difficile des mois d’hiver mais plus orienté vers le confort (marche/pédalage) et adepte d’un usage typé balade/rando. Si les MW7 sont en quelque sorte des chaussures d’enduro adaptées au temps froid et humide, leurs petites sœurs MW5 sont des modèles hiver plus classiques au très bon rapport qualité/prix, qui conviendront également mieux aux bikers ayant un pied plus large.
Comparaison avec d'autres gammes Shimano
Gamme XC (Cross-Country)
La gamme XC, comme vous l’aurez deviné, est destinée avant-tout au cross-country. Elle s’est récemment étoffée, avec l’introduction cette année des moutures d’entrée de gamme XC3 et une XC1 mise à jour. Tous les modèles sont logiquement destinés aux pédales automatiques.
- XC1 : Modèle de base, enveloppe en cuir synthétique perforée, système de serrage à trois scratchs. Semelle en nylon renforcé de fibre de verre (rigidité 5/10).
- XC3 : Amélioration du fit, introduction du système de serrage Boa. Disponible en version standard et large.
- XC5 : Réduction des coutures, système de serrage combinant Boa L6 et velcro. Semelle extérieure Michelin, rigidité 7/10.
- XC7 : Modèle haut de gamme, semelle renforcée en fibre de carbone (rigidité 9/10), semelle externe Michelin. Double serrage Boa indépendant.
- XC9 S-Phyre : Modèle orienté race, rigidité 11/10 (échelle non précisée), semelle externe Michelin, double serrage Boa.
Gamme MT (Mountain Touring)
La gamme MT, acronyme de Mountain Touring, est destinée à ceux qui veulent pédaler de manière relaxée mais qui souhaitent utiliser des pédales automatiques.
- MT3 : Aspect de basket, laçage classique, semelle suffisamment rigide pour pédaler (rigidité 4/10).
- MT5 : Système de laçage rapide et strap à velcro, enveloppe plus aérée. Mêmes caractéristiques de rigidité que la MT3.
- MT7 et MT7 GTX : Plus axées touring et bikepacking. Chaussures SPD techniques mais plus relaxées. Mesh pour l'aération, la GTX intègre une membrane Gore-Tex. Serrage Boa L6. Rigidité 4/10.
- SD5 : Sandale pour pédale automatique.
Gamme MW (Mountain Winter) et ME (Mountain Enduro)
Deux séries se partagent cette catégorie : les MW ou Mountain Winter et ME pour Mountain Enduro.
- MW5 : Enveloppe en cuir synthétique doublée de polaire, membrane Dryshield, jupe en néoprène, lacets à serrage rapide. Rigidité 5/10.
- MW7 : Similaire à la MW5 mais avec membrane Gore-Tex et système de serrage Boa. Semelle externe Michelin, concept Torbal. Rigidité 5/10.
- ME5 : Destinée au Trail. Enveloppe en cuir synthétique renforcée, système de serrage Boa L6 et scratchs velcro. Concept Torbal présent. Rigidité 6/10.
- ME7 : Destinée à l'enduro. Semelle rigidifiée par du carbone, concept Torbal. Cuir synthétique, protection des orteils. Serrage rapide avec rabat et strap à ratchet. Jupe néoprène. Semelle externe Michelin. Rigidité 8/10.
Gamme AM (All Mountain) et GR (Gravity)
Ces gammes sont classées dans la catégorie Gravity. La gamme AM propose des chaussures pour pédales automatiques tandis que la gamme GR est dédiée aux pédales plates.
- AM5 : Entrée de gamme pour pédales automatiques. Cuir synthétique et mesh, laçage classique. Semelle plate avec cavité pour cales. Rigidité 5/10.
- AM7 : TPU imperméable, système de laçage classique avec velcro sur la languette. Semelle nylon renforcée fibre de verre. Protection des orteils. Rigidité 6/10.
- AM9 : Rabat complet sur la languette, laçage rapide et velcro. Semelle Michelin.
- GR5 : Équivalent de l'AM5 pour pédales plates. Cuir synthétique, laçage classique. Protection des orteils. Rigidité 2/10.
- GR7 : Équivalent de l'AM7 pour pédales plates. Semelle Michelin. Rigidité 4/10.
- GR9 : Équivalent de l'AM9 pour pédales plates. Semelle Michelin. Rigidité 3/10.
Chaussures VTT: choisir ses chaussures VTT par Alltricks
Avis Clients
Les retours clients soulignent la robustesse des chaussures Shimano MW5, leur confort et la bonne assise par rapport à d'autres modèles Shimano plus serrés. L'ajustement est facile et elles ont une bonne allure. Cependant, il est noté qu'elles ne sont pas totalement imperméables en cas de forte pluie, nécessitant des sur-chaussures. La semelle est jugée un peu dure par certains, mais offre une bonne rigidité pour le pédalage et un excellent transfert de puissance. La qualité du matériel est excellente et elles s'adaptent parfaitement au pied, offrant une grande stabilité.
Certains utilisateurs recommandent de prendre une taille au-dessus, car elles taillent petit. Le scratch inférieur est jugé d'une utilité limitée par un utilisateur. La facilité de chaussage est un point fort récurrent.