Un tragique événement a secoué la commune de Lempdes dimanche, lors d'une vente de motos-cross. Ce qui devait être un échange commercial s'est transformé en une scène de violence extrême, entraînant la mort d'un jeune homme de 22 ans, touché par une balle dans la tête. Le drame est survenu dans le contexte d'une course-poursuite engagée par la victime contre ses agresseurs après le vol de plusieurs engins.
Le Déroulement des Faits
Dimanche, lors d'une vente de motos-cross, quatre individus ont agressé le vendeur et son ami, dérobant au passage plusieurs engins. Suite à ce vol, le propriétaire, âgé de 22 ans, s'est lancé à la poursuite des voleurs à bord de sa voiture. Malheureusement, cette tentative de récupération a tourné au vinaigre. La victime a été grièvement blessée par balle à la tête. Transportée d'urgence à l'hôpital de Clermont-Ferrand, elle a succombé à ses blessures le lendemain, lundi.

Quatre suspects, âgés de 16 à 20 ans, ont été interpellés suite à ces événements. Ils sont actuellement en garde à vue. Les investigations se poursuivent dans le cadre d'une enquête de flagrance pour "vol sous la menace d’une arme et meurtre", comme l'a indiqué le parquet.
Serge Dechelette : Une Vie Dévouée aux Deux-Roues Anciennes
Ce tragique incident met également en lumière l'univers des passionnés de deux-roues, dont fait partie Serge Dechelette. Depuis quatre ans, sa vie a pris un nouveau tournant, marqué par une passion profonde pour les motos et mobylettes anciennes. Mécanicien de formation, Serge consacre son temps à redonner vie à des engins retrouvés dans un état de délabrement avancé, souvent abandonnés au fond de granges ou dans des prés, entièrement rouillés.

Dans l'ancienne boutique qu'il a tenue avec son épouse pendant trente ans, Serge Dechelette s'affaire à restaurer ces vieilles carcasses. Dernièrement, il a acquis deux motos en Ardèche, dans un état nécessitant une restauration complète. Pour Serge, l'aventure réside précisément dans le défi de remettre sur pied des épaves, des "squelettes" sur lesquels peu de gens parieraient.
La Passion du Détail et la Recherche de Pièces
Actuellement, l'une des machines attend patiemment que le "docteur" s'occupe d'elle, tandis qu'une autre est installée sur l'établi où le mécanicien collectionneur s'active. Serge détaille son travail sur une 125 Terrot de 1950 : "Je remets un carter d’allumage sur une 125 Terrot de 1950. C’est une connaissance qui me l’a donnée, j’y ai déjà passé un mois. Honnêtement, ça va très vite et j’ai bien avancé, le moteur tourne, je l’ai retouché."
Cependant, la restauration de ces engins anciens présente des défis majeurs, notamment la recherche de pièces manquantes. "Le problème c’est d’arriver à trouver des pièces manquantes ! Et ça, ce n’est pas toujours facile. Certaines pièces sont de plus en plus difficiles à trouver, et donc de plus en plus chères. Mais je retrouve tout, avec la patience, je re-fabrique un petit peu, quand je peux", explique Serge.
Pour pallier ces difficultés, Serge se tourne vers les blogs spécialisés et les bourses d'échange, où d'autres passionnés partagent leurs annonces et répondent aux recherches de pièces spécifiques. À ce jour, il a restauré 19 motos ou mobylettes, soit une moyenne de cinq engins par an, un rythme soutenu qui témoigne de sa passion dévorante.
Des Mobylettes aux Grosses Cylindrées : Une Amour pour les "Brelles"
Au-delà de la mécanique, Serge aime "vadrouiller" sur sa grosse cylindrée, parcourant parfois le pays jusqu'au Midi. Dans son atelier, transformé en mini-musée décoré d'objets des années 50, il apprécie de passer d'une moto à l'autre, de les admirer et de les lustrer. Ces deux-roues sont véritablement ses "bébés", mais certaines occupent une place particulière dans son cœur.
Parmi ses préférées figure une 100 CC Automoto de 1933, appréciée pour sa finesse, y compris son réservoir. Elle se distingue également par son frein arrière au pied et l'absence d'embrayage, permettant de démarrer en pédalant, une conception avant-gardiste rappelant les vélos à assistance électrique modernes, mais avec un moteur thermique.
Côté mobylettes, son coup de cœur est immédiat. "J'ai toujours été motard. Je me suis dit qu'en arrivant à la retraite, il fallait que je trouve quelque chose pour m'occuper un petit peu." Les moteurs, il les connaît sur le bout des doigts, surtout ceux qu'il a déjà remontés. Avec la patience d'un horloger, il les démonte pièce par pièce, durite par durite, carburateur par carburateur, vis par vis.

La Retraite, un Temps pour la Passion
"Être à la retraite, ça change tout. Je peux faire les choses aujourd’hui, pas demain ou après-demain," confie Serge. Cette liberté temporelle lui permet de se consacrer pleinement à sa passion. Auparavant, à l'âge de 14 ans, tourneur ajusteur de formation, il était déjà devenu le mécanicien de quartier, réparant volontiers les "brelles" de ses amis et acquérant ainsi une première expérience sur des moteurs simples.
À une époque où les voitures étaient rares et inaccessibles, avoir une "mob" en état de marche était essentiel pour se déplacer. Serge a ensuite travaillé comme garagiste, mécanicien d'entretien et d'ajustement sur les métiers à tisser du textile, des compétences qui lui sont aujourd'hui précieuses pour remettre à niveau chaque moto, chacune ayant ses spécificités et ses pièces rares.
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