Introduction à Rieju : Une Histoire d'Innovation
L'histoire de Rieju commence en 1934 avec Don Luís Riera Carré et Don Jaime Juanola Farrés, deux jeunes entrepreneurs qui lancent leur aventure avec la fabrication d'accessoires pour bicyclettes. De la fusion de leurs noms de famille est née la marque RIEJU (RIEra + JUanola). Malgré des plans initialement perturbés par la guerre civile espagnole, qui a vu l'entreprise réquisitionnée pour servir de parc à camions, Rieju a repris son activité industrielle après le conflit. En 1945, le premier produit, un cyclomoteur baptisé "N°1", voit le jour : une bicyclette équipée d'un moteur auxiliaire de 38cc. 4T, développant 1 CV et atteignant 40 km/h. Ce succès initial a marqué le début d'une réussite dans le monde des deux roues à moteur.
Les années suivantes ont vu l'évolution des modèles Rieju, avec le N°2 en 1949, suivi du N°3 en 1951 et du N°4 en 1952, chacun apportant des améliorations techniques et esthétiques. Entre 1950 et 1955, plus de 21 prototypes ont été produits, soulignant l'engagement de Rieju envers la qualité et l'innovation. Face à une chute des immatriculations en Espagne à partir de 1960 et une demande croissante pour des véhicules de petite cylindrée, Rieju a conclu un accord avec MOTORI MINARELLI en 1964, devenant l'importateur exclusif de leurs moteurs pour l'Espagne. Cet accord a marqué le début d'une deuxième étape pour Rieju, qui continue aujourd'hui de monter ses cyclomoteurs avec des motorisations Minarelli.
L'élargissement de la gamme en 1976-1977 a conduit à l'apparition des premières motos Tout-Terrain, ouvrant la voie à l'engagement de Rieju dans la compétition. L'année 1978 a vu la naissance de la TT 406 et le début de l'aventure Rieju en compétition Tout-Terrain avec sa participation au Championnat d'Espagne d'Enduro. La marque a remporté un total de 12 titres nationaux dans cette catégorie. 1979 a marqué la naissance de la série MARATHON, avec un échappement relevé type cross, qui a donné une identité visuelle forte à la marque, le vert symbolisant les machines Tout-Terrain.
Les années 1980 ont été marquées par le lancement de la MARATHON 80cc Enduro et Cross en 1980, suivie de la STRADA 75 pour la route. La compétition a continué d'influencer le développement de Rieju, aboutissant à la MR80 en 1984, un modèle fruit de toutes les expériences acquises en compétition. En 1985, Rieju a présenté de nouveaux modèles au Salon de Barcelone, dont le SPRINT, un cyclomoteur automatique. L'année 1986 a été particulièrement fructueuse avec l'obtention de la Plaque d'Argent du mérite du motocyclisme par le Gouvernement espagnol, le titre de Vice-champion du Monde d'Enduro, le Championnat d'Espagne d'Enduro en 80cc, et le Championnat de vitesse Junior en 80cc.
La production a connu une croissance significative, passant de 8 000 unités en 1987 à 15 000 en 1990. En 1992, Rieju a célébré ses 50 ans avec le lancement du modèle WINDY. L'année 1993 a vu naître le cyclomoteur 50cc Tout Terrain DRAC, complété par la RR 50, et une "version CASTROL" pour les produits haut de gamme. Le modèle Drac a été un succès, répondant aux attentes d'une nouvelle génération d'utilisateurs de cyclomoteurs, et marquant le début de personnalisations et de nouvelles prestations.
L'internationalisation de Rieju a débuté en 1994 avec une participation au Salon de Paris et les premières exportations vers la France, suivies par l'Autriche, l'Allemagne et la Hongrie. En 1995, Rieju a présenté son premier scooter, le FIRST, fruit d'une collaboration avec le fabricant italien Malaguti, bien que ce modèle n'ait jamais été fabriqué en série. En 1996, le renouvellement de la gamme route avec le modèle RS-1 a apporté une esthétique racing. La même année, des projets de motos entièrement nouvelles ont vu le jour, dont le futur MRX 50.
L'année 1998 a été marquée par le lancement de la MX50, premier modèle enfant de machine Off-road de Rieju, et par un rajeunissement du logo de la marque. En 1999, le Salon International de l'Auto et de la Moto de Barcelone a présenté une exposition des motos Historiques de compétition Rieju. Parallèlement, Rieju a conclu un accord d'importation et de distribution exclusive en Espagne des modèles scooter de la marque italienne Benelli.
En 2000, Rieju a consolidé ses activités à l'exportation, qui représentaient 40% de sa production annuelle, un pourcentage qui a continué de croître pour atteindre 70% en 2007. Un département interne d'assistance a été créé pour les concessionnaires français, améliorant le service après-vente. La même année, Rieju a organisé son premier Championnat National Supermotard, une initiative qui a révélé de jeunes talents comme Pol et Aleix Espargaró. En 2001, le modèle MRX a été modernisé avec un châssis périmétrique et des composants de dernière génération.
L'année 2002 a vu la naissance de la RS2, une machine de route à l'esthétique avant-gardiste, équipée du moteur MINARELL AM6, qui a remporté un prix international de design en 2004. En novembre 2002, les modèles MRX et SMX 125cc. 4T, équipés de motorisation YAMAHA, ont été présentés, répondant à une demande pour des machines ludiques, à faible consommation, confortables et fiables.
En 2003, Rieju a connu une augmentation significative de ses ventes, devenant une marque reconnue dans les principaux pays de l'UE, notamment grâce aux modèles MRX-PRO et RS2-MATRIX. L'année 2004 a vu l'exportation représenter 67% de la production totale, et Rieju a reçu le Prix de l'exportation de la Chambre de Commerce de Girona. Fin 2005, Rieju a présenté la Naked NKD125, une 125 4T équilibrée issue de la RS2.

Démontage de l'Amortisseur : Guide Pratique
Le démontage de l'amortisseur arrière d'une Rieju MRX 2002 est une opération réalisable par les propriétaires désireux d'économiser sur la main d'œuvre pour le reconditionnement de cet élément. Ce guide est basé sur le retour d'expérience d'utilisateurs et vise à fournir une procédure claire. Il est important de noter que si des erreurs subsistent, les commentaires et suggestions sont les bienvenus.
Outils Nécessaires :
- Jeu de clés à douilles
- Clés BTR (Allen)
- Étau (pour le changement de ressort)
- Outil pour les bagues de précontrainte (souvent fourni dans la trousse à outils)
- Clé à ergot fine (pour les réglages sur la moto)
- Scotch américain
- Graisse ou lubrifiant au téflon
- Clés plates à cliquet de 14 et 17
- Cliquet avec rallonge et douille de 10 et 17
- Tournevis usé mais costaud
- Petit marteau
- Béquille d'atelier ou centrale
- Palan, corde, sangle à cliquet (pour certaines méthodes)
- Calage en bois (pour la sécurité et le positionnement)
Première Étape : Préparation et Sécurisation de la Moto
Pour commencer, il est essentiel de sécuriser la moto. Le levage de la roue arrière est nécessaire. L'utilisation de 2 chandelles est recommandée pour décoller la roue arrière. Une autre méthode implique l'utilisation d'une béquille d'atelier, d'un palan, d'une corde et d'une sangle à cliquet. Pour une sécurité accrue, des cales en bois d'une épaisseur de 3 madriers, ainsi qu'une cale pour le réservoir, peuvent être utilisées.
La moto peut être mise sur sa béquille latérale pour commencer le desserrage des écrous de l'amortisseur d'origine. L'écrou inférieur est généralement desserré avec une clé plate de 14, contrebalancé par une clé plate de 17. L'écrou supérieur nécessite une douille de 14 avec une rallonge et ne demande pas de contre-écrou.
Dans certaines procédures, il est conseillé de lever la moto à l'aide d'un palan, fixé par exemple à des fermettes, et d'utiliser une sangle à cliquet sur le bras oscillant et la boucle arrière du cadre. Il peut être nécessaire de démonter les écopes et partiellement le réservoir pour accéder aux fixations de l'amortisseur.

Démontage de l'Amortisseur : Ordre des Opérations
L'ordre de démontage peut varier légèrement selon les méthodes, mais l'objectif est de libérer l'amortisseur de ses points de fixation.
Une procédure courante implique les étapes suivantes :
- Dévisser la grosse vis jaune de droite (fixation inférieure sur la biellette).
- Dévisser la grosse vis jaune de gauche (fixation supérieure sur la biellette).
- Lever légèrement la roue arrière pour permettre le retrait de la vis de la biellette inférieure et faire basculer la biellette sous le pot d'échappement.
- Dévisser la vis reliant la tige de l'amortisseur sur la biellette.
- Retirer le système de biellettes.
- Dévisser la vis reliant le haut de l'amortisseur au cadre.
- Lever la roue arrière suffisamment haut pour permettre la sortie de l'amortisseur par le bas.
Une autre méthode, plus directe, consiste à :
- Dévisser l'écrou de la fixation avant de l'amortisseur (nécessitant une clé plate de 14 et une douille de 14 avec rallonge).
- Retirer délicatement la rondelle correspondante.
- Positionner une planche sous la roue arrière et la surélever à l'aide d'une cale pour soulager la tension sur l'axe avant de l'amortisseur.
- Repousser l'axe de fixation avant de l'amortisseur avec une tige ou un tournevis pour le retirer. Il est à noter qu'il n'y a pas de rondelle sous la tête de cet axe.
- Dévisser et retirer l'écrou de la fixation arrière de l'amortisseur, en récupérant la rondelle.
- Repousser l'axe arrière. Il peut être nécessaire d'ajuster la position du bras oscillant (en le relevant ou en le baissant selon les méthodes) pour permettre le dégagement de cet axe qui peut buter sur l'intérieur du bras oscillant. Une rondelle se trouve sous la tête de cet axe.
- Retirer l'amortisseur.
Important : Lors du démontage de l'axe arrière, il est crucial de s'assurer que la tête de l'amortisseur (fixation avant) est positionnée SOUS la fixation du châssis. Sinon, le plastique du bâti arrière peut empêcher l'amortisseur d'avancer suffisamment pour dégager l'axe arrière.

Changement du Ressort :
Une fois l'amortisseur démonté, le changement du ressort peut être effectué. L'utilisation d'un étau facilite cette opération. Il faut d'abord dévisser les deux bagues de précontrainte jusqu'en bas à l'aide de l'outil approprié. Il est conseillé de maintenir fermement le ressort pendant la décompression pour éviter de forcer dans l'étau.
Après avoir dévissé les bagues de réglage, retirez la coupole puis le ressort. L'usure des ressorts peut être constatée ; par exemple, un tassement de 2 mm pour 15 000 km a été observé sur des ressorts WP. Mettez en place le nouveau ressort et réglez la précontrainte. Par exemple, si un ressort mesure 185 mm au repos, une précharge de 12 mm signifie qu'il devra mesurer 173 mm une fois comprimé.
Pour le remontage, suivez la procédure inverse du démontage. Les réglages de précontrainte peuvent être ajustés sur la moto à l'aide de la clé à ergo fine, en travaillant alternativement des deux côtés et en décalant le bocal de frein arrière si nécessaire.
Il est à noter que le tassement du ressort peut être significatif ; 2 mm de tassement sur 15 000 km, alors que l'amplitude maximale de précharge est de 3 mm, peut se ressentir. Pour un réglage optimal, il est recommandé que l'amortisseur s'enfonce de 7% avec le poids de la moto seule, et de 30% avec le pilote.

Remontage et Réglages :
Le remontage s'effectue en suivant la procédure de démontage à l'envers. Il est conseillé de présenter la partie supérieure de l'amortisseur à son point de fixation avant de fixer la partie inférieure. Cela permet de mieux gérer la tension de la sangle à cliquet pour finaliser le remontage.
Une fois l'amortisseur remonté, il est important de procéder aux réglages. Des réglages à vide et avec le pilote sur la moto peuvent être nécessaires. Il est souvent nécessaire d'ajouter un tour de précontrainte pour ajuster la suspension au poids du pilote.
L'entretien régulier des suspensions est crucial. La vidange de la fourche et de l'amortisseur est généralement recommandée tous les 15 000 km. Le reconditionnement d'un amortisseur démonté peut coûter environ 100 € chez un concessionnaire.
Il est également important de noter que le réglage et l'entretien des suspensions sont fondamentaux pour les performances de la moto, souvent plus que les améliorations moteur. Des suspensions bien réglées améliorent significativement la dynamique de conduite.