Un vélo à assistance électrique (VAE), souvent appelé "vélo électrique", conserve la nature fondamentale d'un vélo : il nécessite de pédaler pour bénéficier de l'aide du moteur, alimenté par une batterie. L'assistance se coupe automatiquement à l'arrêt du pédalage et dès que la vitesse atteint 25 km/h. Cependant, les possibilités offertes par un VAE sont nettement supérieures à celles d'un vélo classique, ouvrant la voie à de nombreux avantages.
Qui peut bénéficier d'un vélo à assistance électrique ?
Les vélos à assistance électrique s'adressent à un large public, offrant des solutions adaptées à divers besoins et profils.
Pour les trajets quotidiens et le confort
Les VAE permettent de parcourir de plus longues distances sans ressentir la fatigue. Les trajets deviennent moins éprouvants, rendant possible l'arrivée au travail sans être transpirant. Les côtes se franchissent avec aisance, et le vent n'est plus un obstacle majeur. De plus, le transport d'enfants à l'arrière du vélo, voire de plusieurs enfants dans un vélo cargo, devient une option envisageable, tout comme la réalisation des courses hebdomadaires sans contrainte.

Pour les amateurs de sport et de remise en forme
Dans les pratiques sportives, que ce soit en VTT ou en vélo de route, les montées se franchissent aisément. C'est un avantage considérable pour les cyclistes plus âgés ou ceux souffrant de problèmes articulaires, leur permettant de continuer à suivre les plus jeunes lors des sorties. Enfin, le vélo électrique est idéal pour reprendre ou poursuivre une activité physique, même en cas de problèmes de santé ou lorsque les efforts intenses sont déconseillés. Pour les personnes atteintes de diabète, de maladies cardiaques, de cancers ou de pathologies articulaires, le VAE offre une pratique douce sur les plans cardiovasculaire et musculaire, sans contraintes articulaires. Les personnes en surpoids y trouvent également un intérêt significatif, similaire aux activités aquatiques, à condition de choisir une machine dont le poids total autorisé est adapté.
Pour les personnes à mobilité réduite ou convalescentes
Le VAE est une solution précieuse pour les personnes qui ont besoin d'une aide pour maintenir une activité physique adaptée à leur condition. Il permet de moduler l'effort et de reprendre progressivement une pratique sportive sans risque de surentraînement ou de blessure.
Pour remplacer la voiture
Les vélos cargos électriques, conçus pour transporter des charges volumineuses ou des enfants, représentent une alternative sérieuse à la seconde voiture, offrant une solution de mobilité pratique et écologique pour les déplacements du quotidien.
Comprendre le fonctionnement d'un vélo à assistance électrique
Un vélo à assistance électrique (VAE) est avant tout un vélo. Pour que le moteur fournisse son aide, il est indispensable de pédaler. Cette assistance se coupe automatiquement à l'arrêt du pédalage et lorsque la vitesse atteint 25 km/h. La réglementation européenne impose une puissance maximale de 250 watts pour les moteurs de VAE, garantissant qu'ils restent dans la catégorie des cycles.
Les normes et réglementations
L'Union européenne définit le VAE comme un cycle à pédalage assisté, dont le moteur auxiliaire électrique a une puissance nominale continue inférieure ou égale à 250 watts. L'alimentation s'interrompt lorsque le cycliste arrête de pédaler et se réduit puis s'arrête lorsque la vitesse atteint 25 km/h. En France et dans de nombreux pays européens, les règles de conduite pour un VAE sont les mêmes que pour un vélo ordinaire. Les véhicules dépassant ces seuils (puissance supérieure à 250W ou assistance jusqu'à 45 km/h), appelés "speed bikes", sont considérés comme des cyclomoteurs et nécessitent une immatriculation, une assurance et le port d'un casque.
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Les différents types de motorisation
Deux types principaux de motorisation équipent les VAE :
- Moteurs moyeu (roue) : Souvent équipés de capteurs de pédalage, ils délivrent une assistance dès que le pédalier tourne, sans modulation de l'effort du cycliste. Ils sont moins performants en montagne et moins utilisés pour les longs trajets.
- Moteurs centraux (pédalier) : Intégrés au pédalier et fonctionnant avec un capteur de pression (ou de couple), ils permettent une bonne répartition des masses et une assistance plus fine et naturelle, s'adaptant précisément à l'effort du cycliste. C'est le choix privilégié pour le cyclotourisme et les parcours en montagne.
Les moteurs centraux offrent généralement une meilleure répartition du poids, abaissant le centre de gravité du vélo, ce qui améliore l'équilibre et la maniabilité.
Les moteurs des marques reconnues
Plusieurs fabricants se partagent le marché des moteurs pour vélos électriques :
- Bosch : Leader en Europe, propose une gamme variée (Active Line, Performance Line, Cargo Line) adaptée à différents types de vélos, avec des modèles connectés.
- Shimano : Présent notamment dans le domaine du sport, offre des moteurs pour VTT, vélos cargos et vélos de ville.
- Bafang : S'est imposé avec des moteurs au rapport qualité-prix attractif, désormais présents sur des vélos milieu de gamme.
- Yamaha : Propose des gammes adaptées à la ville, aux VTC et aux VTT, avec des moteurs offrant un couple élevé.
- Brose : Propose des moteurs à gros couple, particulièrement appréciés dans les montées raides, offrant une assistance naturelle et silencieuse.
Les aspects à considérer avant l'achat
L'achat d'un vélo à assistance électrique représente un investissement, mais plusieurs facteurs peuvent aider à faire le bon choix.
Le coût et les aides financières
Le prix moyen d'un vélo électrique se situe autour de 2 000 €. Cependant, des aides financières, tant au niveau national que local, peuvent considérablement alléger la facture. Il est conseillé de se renseigner auprès de sa mairie, de sa communauté d'agglomération ou de sa région pour connaître les dispositifs existants. Les vendeurs de vélos sont également souvent bien informés sur ces subventions.
L'autonomie de la batterie
L'autonomie est l'un des critères essentiels à prendre en compte. Elle dépend de plusieurs facteurs : la capacité de la batterie (exprimée en wattheures - Wh), le poids total (cycliste + vélo + bagages), le profil du parcours (dénivelé), la qualité du revêtement, l'entretien du vélo, les conditions météorologiques et le niveau d'assistance utilisé. En moyenne, un VAE peut offrir une autonomie de 30 à 60 km, mais ce chiffre peut varier considérablement. Les batteries au lithium-ion sont les plus courantes et leur capacité peut aller de 250 Wh à plus de 750 Wh, voire plus en configuration double batterie.

Essayer avant d'acheter
Il est absolument recommandé d'essayer un vélo électrique avant de l'acheter. Les bonnes enseignes proposent des essais gratuits dans les environs du magasin. Cette étape permet de se familiariser avec la position sur le vélo, les sensations du moteur, de tester les différents niveaux d'assistance, de rouler sans assistance, de vérifier le passage des vitesses et le freinage. Il est conseillé de tester le comportement du vélo dans des situations variées, comme des côtes ou des virages serrés.
Le choix du vélo en fonction de l'usage
Il existe différentes catégories de vélos électriques, similaires aux vélos classiques :
- Vélos de ville
- VTC (Vélo Tout Chemin)
- VTT (Vélo Tout Terrain) électriques
- Vélos de course électriques
- Vélos pliants
- Vélos cargos
Le choix doit être guidé par l'usage principal : déplacements urbains, loisirs, sport, transport de charges ou d'enfants. Chaque vélo a sa spécificité, et il n'existe pas de vélo électrique universel capable de tout faire.
Les marques et les composants
De nombreuses marques proposent des vélos électriques, telles que Winora, Kalkhoff, Gazelle, Lapierre, Orbea, Scott, Trek, Moustache, Gitane, Cannondale, Peugeot, B'Twin (Decathlon), et bien d'autres. Il est important de se renseigner sur la qualité des composants (moteur, batterie, freins, dérailleur) et de privilégier les vélos dont l'assemblage respecte des normes de conception sérieuses.
Points de vigilance et entretien
Malgré leurs nombreux avantages, les vélos électriques présentent quelques points de vigilance.
La question du vol
Les vélos électriques sont prisés des voleurs en raison de leur valeur. Il est donc essentiel de prendre des mesures pour éviter le vol. La meilleure solution est de les garer à l'abri. Si ce n'est pas possible, il est recommandé de retirer la batterie, car son remplacement représente un coût important. Un antivol de qualité est également indispensable.

L'entretien
L'entretien d'un vélo à assistance électrique est similaire à celui d'un vélo classique, mais il peut être nécessaire de le faire plus régulièrement en raison d'une utilisation plus intensive. Il est important de suivre les recommandations du fabricant pour l'entretien de la batterie et du système électrique. Le nettoyage doit être effectué avec précaution, en évitant les nettoyeurs haute pression qui pourraient endommager les composants.
La batterie : recharge et durée de vie
La batterie d'un VAE est un élément crucial. Pour préserver sa durée de vie, il est conseillé de la conserver dans un endroit frais et sec, et de la maintenir chargée entre 30 % et 60 % lorsqu'elle n'est pas utilisée. Il faut utiliser le chargeur spécifiquement conçu pour la batterie et s'assurer régulièrement de son bon état. Une batterie au lithium peut durer entre 3 et 10 ans, voire jusqu'à 1000 cycles de charge.
Le poids et la maniabilité
Les VAE sont généralement plus lourds que les vélos classiques (environ 20 kg contre 10 à 15 kg). Cela peut rendre leur manipulation plus difficile, notamment pour les monter dans les escaliers ou les transporter. Cependant, le poids est souvent bien réparti grâce aux moteurs centraux, ce qui améliore l'équilibre du vélo.
Le freinage
En raison de leur poids et de leur vitesse potentiellement plus élevée, les VAE nécessitent une distance de freinage plus importante. Il est recommandé d'utiliser des freins hydrauliques, qui offrent de meilleures performances, et de doser le freinage en privilégiant l'avant (60 %) par rapport à l'arrière (40 %).